


Souris ou clavier ?
dans une formule, il est obligatoire de prendre la souris,
d'ouvrir le panneau des lettres grecques et de cliquer sur le symbole
. Pour
les formules très courtes dans le texte, dont regorgent en général les articles
mathématiques27 ,
l'utilisation d'un éditeur d'équations est très pénible : il faut une trentaine de secondes
avec l'éditeur d'équations de Word, par exemple, pour écrire xi, alors qu'il ne faut que
cinq secondes environ pour la taper en TeX.
Avec l'assistant, vous disposez de toutes les commandes TeX comme raccourcis-clavier et vous pouvez, pour entrer un symbole mathématique quelconque, soit cliquer sur un bouton, soit taper le texte au clavier. Ceci est évidemment valable quel que soit l'éditeur que vous utilisez, et plus généralement quel que soit le logiciel que vous utilisez : vous pouvez par exemple entrer des formules mathématiques en TeX dans des cellules de tableurs comme Lotus ou Excel.
Quand est-il préférable d'utiliser le clavier ou la souris avec l'assistant ? D'une manière
générale, il est préférable d'utiliser le clavier pour les commandes TeX très courtes, telles
que les indices ou les exposants, et l'assistant pour les commandes TeX très longues,
telles que
(\Longleftrightarrow) ou les environnements LaTeX. Cela évite de
la fatigue mais aussi des fautes de frappes. L'intérêt est évident aussi pour les symboles
qu'on utilise peu souvent comme
(\rightharpoonup) ou
(\leqslant). Enfin,
l'assistant permet d'utiliser des symboles qu'on ne connaissait peut-être pas comme
(\preccurlyeq) ou des variantes de certaines lettres telles que
(variante de
) dont
on aurait oublié l'existence.
Il peut aussi être plus commode de cliquer sur un bouton lorsqu'on a tendance à
inverser des caractères de certains mots. Par exemple, si l'on constate qu'on tape très
souvent varespilon au lieu de varepsilon, ou imetize au lieu de itemize, il peut
être préférable d'entrer systématiquement la commande avec l'assistant, même si en
principe on la taperait plus vite au clavier : cela peut éviter des erreurs de
compilation et donc des pertes de temps importantes. De même, lorsqu'on dispose
d'un clavier auquel on n'est pas habitué (ordinateur portatif, clavier qwerty
etc.).
Pour les autres commandes courantes et de longueur intermédiaire, le choix entre le
clavier et l'assistant est essentiellement une affaire d'habitudes : si vous êtes
un ancien utilisateur de Word (par exemple), habitué à entrer
en cliquant
sur le bouton
de l'éditeur d'équations de Word, sans doute préférerez-vous
entrer
dans vos textes TeX en cliquant sur le bouton
de l'assistant. En
revanche, si vous êtes un utilisateur chevronné de TeX et que vous avez l'habitude
de taper vos formules au clavier, vous préférerez sans doute continuer à taper
au clavier tous les symboles mathématiques courts que vous connaissez par
cœur.
Le matériel peut avoir aussi une influence : l'affichage des panneaux est presque instantané sur un Pentium avec une carte graphique PCI, mais peut prendre plusieurs secondes pour certains panneaux sur un PC ancien avec carte ISA. L'organisation du bureau électronique enfin a aussi son rôle : l'entrée d'un symbole à partir d'un panneau verrouillé est immédiate, donc il est important de prendre le temps d'installer et de verrouiller dans le groupe Util1 les panneaux les plus utilisés, comme indiqué dans la section 4.8 p. 255.