" LE SINGE ET LE SAVANT [LGB - 1 & 2/06 # théâtre] | Université d'Orléans

Université d'Orléans

LE SINGE ET LE SAVANT [LGB - 1 & 2/06 # théâtre]

LE SINGE ET LE SAVANT - Le Bouillon - Le Grand Bain

Organisateurs: Service culturel

URL: http://www.lebouillon.fr

Nom du contact: Claire Vallet

Courriel du contact: centre.culturel@univ-orleans.fr

Téléphone du contact: 02 38 49 24 24

Lieu: Le Bouillon

LE SINGE ET LE SAVANT - Le Grand Bain 2017 - Le Bouillon

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Proposé par le département théâtre du conservatoire à rayonnement départemental d'orléans
avec les élèves de cycle 3 et du cycle d'enseignement professionnel initial - direction Fabrice Pruvost.
Atelier dirigé par Jean-François Peyret avec la complicité de Jacques Bonnaffé et Alain Prochiantz.
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D'après les oeuvres Tarzan seigneur de la jungle d'Edgar Rice Burroughs, La Planète des singes de Pierre Boulle, Rapport pour une Académie de Franz Kafka, Parti pris des animaux de Jean-Christophe Bailly.
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AVEC Tony Aliot, Alice Bounaud, Antoine Bouyssou, Astrid Cardinaux, Mikaël Grédé, Léa Guérin, Thibaut Le Lann-Gannat, Teddy Lépinay, Christophe Linger, Hélène Luizard, Thomas Maurice, Alexis Ramos, Antoine Roy, Pauline Vincent
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• LE SUJET
Le singe (appelons-le ainsi) est toujours d’actualité : il hante notre imaginaire, nos savoirs. Malin comme un singe, dit-on : grotesque ou rusé, diabolique ou un peu idiot, il ne cesse d’inquiéter notre identité de pauvre sapiens. Trop proche et trop lointain. Voyez ces jours-ci : alors que l’époque est tout à la question animale (cause animale, parti animalier, etc), on voit notre cousin chimpanzé se rapprocher furieusement de nous avec les 98,77 % de génome commun que nous partageons avec lui. Le voici une fois de plus, presque humain, de quoi conforter les amis des animaux et autres éditorialistes ou faire enrager les tenants d’une définitive exception humaine. Mais il y a ces 1,23 % qui nous troublent quand même, parce qu’on sent bien qu’ils sont le chiffre d’une différence certaine. Après tout, c’est nous qui faisons parler les singes, une manie tenace que celle de vouloir faire parler ces bêtes. 
Tous ceux qui ne veulent pas en finir avec ce trouble, qui n’aiment pas les idées fixes (le chimpanzé est mon semblable, mon frère ou, inversement, il n’est vraiment pas mon cousin), ceux qui ne veulent pas dogmatiquement arrêter le mouvement, le mouvement de la pensée et de l’imagination, les savants et les artistes par exemple, ceux-là iront camper aux abords de la frontière, iront y demeurer, le temps d’une recherche théâtrale par exemple, en feront leur terrain de jeu.

Jean-François Peyret


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• L'ATELIER
Demander à Jean-François Peyret de diriger cet atelier « singe et savant », c’était offrir la possibilité aux élèves d’entrer dans un processus de travail théâtral aux antipodes de « l’art dramatique » (personnage, fiction, narration) du copain Aristote. Tout au contraire, le travail de Jean-François Peyret aborde la « scène » par une confrontation de discours interrogeant tout autant le théâtre (et avant tout l’acteur : « who’s there ? », comme le spectateur : « what are you looking for ? ») que la science ou la technique. On aura compris enfin qu’il ne s’agit donc pas de porter à la scène une « vérité » du discours scientifique, mais d’interroger ce que le travail de la science peut apporter à l’expérience théâtrale. 
C’est la vertu de l’école, de l’espace pédagogique (ici du théâtre), que d’ouvrir le champ des possibles de la scène dans la gratuité de l’exercice, du brouillon, du crayonné, de l’esquisse sans cesse recommencés. Certes, l’étude du répertoire reste fondamental (rappelez- vous Lorenzaccio, Dom Juan ou encore Fin de partie... j’en passe) ; il n’est pas moins nécessaire à l’artiste, même, ou surtout ! en herbe, d’éprouver sa capacité créative au sein de processus de recherches et d’expérimentations ouvertes. Elargir l’éventail des possibles est la condition sine qua non pour que chacun apprenne à faire comme lui. Non comme nous. Notre rôle d’artiste-enseignant ne consiste pas à donner une réponse unique et apaisante mais au contraire d’amener l’élève à acquérir une capacité de traduire et déplacer des savoirs et des savoir-faire d’un champ à un autre afin de devenir un sujet qui pense son propre domaine créatif. Et, qu’à son tour, il puisse lui-même donner à voir.

Tous mes remerciements à Jacques Bonnaffé et Alain Prochiantz pour leur précieuse collaboration. Mon infinie
gratitude à Jean-François Peyret, il va sans dire.
Nos remerciements enfin à Jean-Christophe Bailly qui nous a permis de piller son Parti pris des animaux (Christian-Bourgois).

Fabrice Pruvost 
PEA du Département Théâtre au CRD d’Orléans / Mai 2017

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