Université d'Orléans

Conférences du Mardi



   Les Amis de l’UTLO


Conférences du mardi                                                         

14h30   au CANOPE ( C.R.D.P. )

55, rue Notre Dame de Recouvrance à  Orléans  45000 

Ou  au Musée des Beaux Arts à Orléans 45000


Frais de participation : Gratuit :  aux Adhérents et étudiants (U.T.L.O)   

5€ : autres personnes exterieures
(Janvier – Mars 2018)

 

 

 Coordinateurs du groupe conférences:

Daniel. LOCKER & Jean.Pierre. NAVAILLES.

 

 Mardi 19 décembre


Par Monsieur M. Bordry, Médecin gastro-entérologue

« Richard III, réhabilité après cinq siècles d’infamie»

C’est par la tragédie de Shakespeare que l’on connaît encore aujourd’hui Richard III d’Angleterre. Tué à la bataille de Bosworth en 1485, il a été enterré à Leicester. Sa sépulture a été perdue pendant des siècles. En 2012, à l’occasion de travaux de voirie, on a découvert un squelette dans les restes d’une église. Une équipe pluridisciplinaire au sein de l’Université de Leicester a commencé une véritable « enquête médico-légale » utilisant les moyens d’investigation les plus récents, étude des blessures osseuses, comparaison de l’ADN avec celui de descendants encore vivants… Cela  a permis d’affirmer qu’on avait bien retrouvé le squelette de Richard III


Mardi 9 janvier

Par Monsieur P. Cohen Akénine, Directeur artistique des « Folies Françoises ».

« François Couperin (1668-1733) un musicien à la cour »

Surnommé "Le Grand" en raison de sa maîtrise exceptionnelle de l'orgue, François Couperin est le membre le plus illustre d'une grande famille de musiciens et est considéré comme l'un des plus grands compositeurs français de son temps. À 25 ans, il obtient la consécration suprême : "être au Roy". Il joue à la Chapelle Royale, participe aux concerts et enseigne aux princes. Organiste et claveciniste, François Couperin élabore durant 40 années, une œuvre unique qui opère la synthèse entre les goûts français et italiens comme celle entre le Grand siècle et celui des Lumières. 

 

Mardi 16 janvier

Par Monsieur C. Traunecker, Professeur Université de Strasbourg, UMR 7044

« La tombe de Padiamenopé et les embaumeurs d’Osiris »

La tombe du « prêtre-lecteur » Padiamenopé (vers 710 à 640 avant J.-C.) à Louqsor  (rive ouest) est le plus grand monument funéraire de l’Egypte ancienne (22 salles sur six niveaux). Depuis plus de dix ans une équipe d’égyptologues, dirigée par le Pr. Claude Traunecker  étudie ce monument exceptionnel. Cette tombe labyrinthique était non seulement une bibliothèque souterraine ouverte aux savants antiques et à ceux du futur, mais aussi un lieu de pèlerinage avec une réplique du tombeau d’Osiris et même selon les recherches récentes, d’un atelier d’embaumement. Au cours de cette conférence, le Pr. Traunecker présentera les diverses facettes de ce monument étonnant entre tous.

 

Mardi 23 janvier

Par Monsieur J. Y. Mérour, Professeur Emérite ICOA Orléans

« Chimie et Art : la détection des faux »

L'industrie du plagiat s’est développée à partir du début du XIXe siècle avec l'avènement de la société industrielle, génératrice de nouvelles richesses. La connaissance scientifique des tableaux a démarré au début du 20ème siècle avec l’utilisation des rayons X puis s’est considérablement développée avec les techniques analytiques comme l’infra-rouge, l’ultraviolet, la microfluorescence X. Ces études scientifiques servent à établir la carte d’identité de l’œuvre, à caractériser la technique d’un peintre qu’il s’agisse d’un tableau authentique ou d’un faux. Elles servent notamment avant la restauration d’une œuvre à en établir l’authenticité ou à montrer qu’un tableau tel que les « Pèlerins d'Emmaüs » de Van Meegeren était un faux Vermeer.

C’est la complémentarité des différentes techniques analytiques ainsi que l’historique de l’œuvre d’art qui permettent d’établir un diagnostic : faux ou authentique.

 

Mardi 30 janvier

Par Monsieur G. Coulon, Conservateur en chef honoraire du Patrimoine

« Les voies romaines »

Les voies romaines nous fascinent… Dans notre imaginaire collectif, ces routes antiques toujours rectilignes sont, comme les rues de Pompéi et la via Appia, revêtues de larges dalles et striées de profondes ornières. Aujourd’hui, les voies romaines nous apparaissent dans une étonnante diversité : chemins de terre, simples lignes de buissons, limites de parcelles ou de communes, tracés linéaires dans les champs cultivés sur les photographies aériennes. Illustrant son propos de projections, Gérard Coulon, évoquera notamment la construction des chaussées, les bornes et la signalisation, les ouvrages d’art et les aléas du voyage. 

Mardi  6 février

Par Monsieur G. Buisson, Conservateur du Patrimoine

 « Le procès de la République sociale de 1848 à Bourges ou le procès d’un grand rêve »

Une juridiction d’exception fut mise en place pour juger ceux que l’on nomma « les insurrectionnels de 1848 ». La Haute Cour de justice de la République s’est réunie à Bourges, au palais Jacques Cœur, alors palais de justice de la ville, du 7mars au 3 avril 1849. Dix-sept prévenus, parmi lesquels Barbès, Blanqui, Raspail ou Louis Blanc, étaient poursuivis pour   « participation à un attentat ayant pour but de détruire ou changer de gouvernement et exciter à la guerre civile en poussant les citoyens à s’armer les uns contre les autres. »

La  conférence présentera le contexte de la Révolution de 1848, son évolution, la personnalité des accusés et le déroulement du procès de Bourges et le verdict rendu. Elle s’appuiera sur les réflexions de George Sand et de Marie d’Agoult.

 

Mardi 13 février

Par Monsieur P. Villiers, Professeur honoraire des universités

«Avril 1778, quand l’amiral d’Estaing appareille pour sauver les Etats-Unis»

Le 13 avril 1778 une escadre forte de douze vaisseaux et de cinq frégates quitte Toulon sous le commandement de l’amiral d’Estaing. Montée par 10 542 hommes dont 1000 soldats des régiments de Hainaut et de Foix, elle a pour mission de porter assistance aux Insurgents américains en grande difficulté. La guerre contre l’Angleterre n’a pas encore été déclarée et cette escadre doit créer un effet de surprise sur la côte américaine. Les victoires que l’on espère doivent amener l’Espagne à entrer en guerre aux côtés de la France. Comment s’est déroulée cette mission ? Les résultats de la première flotte de guerre au monde à aider les Américains furent-ils à la hauteur des espérances, l’amiral d’Estaing fut-il le grand commandant que l’on espérait ? Mais où était La Fayette ?

 

 

Mardi 20 février

Par Monsieur C. Froissart, Ingénieur commercial

« Guillaume Minoret maître de musique de la chapelle du Roi en 1683 »

Bien peu d’Orléanais sauraient dire qui est Guillaume Minoret. Son passage à la cathédrale Sainte-Croix d’Orléans en tant que maître de musique est probablement trop bref et trop ancien pour avoir marqué les mémoires : l’épisode qui ne dure que 4 mois se situe en 1679. Une courte étape dans une carrière que nous qualifierions aujourd’hui de fulgurante : âgé d’à peine 30 ans, c’est pour la paroisse royale de Saint-Germain l’Auxerrois que Minoret délaisse Orléans. Là, remarqué par l’abbé Le Tellier, il devient l’un des 4 sous-maîtres de musique de la chapelle royale de Versailles. Suivons-le dans ses nouvelles fonctions pour découvrir l’étonnante organisation de la chapelle royale de Versailles, la musique à la cour du roi, omniprésente à cette époque, les secrets du concours de 1683 et les anecdotes qui ont émaillé son déroulement.

Quelques enregistrements des trop rares partitions qu’il a laissées viendront illustrer la découverte de ce musicien qui passa 31 ans au service de son souverain, avec tant de modestie que la postérité l’a pratiquement oublié

 

Mardi 13 mars

Par Monsieur A. Brack, Directeur de recherche honoraire au CBM

« Peinture et science dans l’histoire de la vie »

Les scientifiques utilisent quelques fois des « vues d'artiste » pour éclairer leurs propos tandis que les peintres s'inspirent quelques fois des avancées scientifiques. La conférence portera sur ces démarches parallèles en soulignant les événements qui ont jalonné l'histoire du monde jusqu’à aujourd’hui: origine de l’Univers, origine de la Terre, origine de la vie, origine de l’Homme.

 

Mardi 20 mars

Par Monsieur C. H. Joubert, Altiste, compositeur et chef d’orchestre

« Faut-il continuer à enseigner la musique ?»

C'est une vraie question que se posent parfois des élus ou des administrations. La musique est en effet devenue une terrible pollution : musique partout ! dans les magasins, les rues, les restaurants, les bus… Et beaucoup d'élèves des conservatoires et des écoles de musique ne deviennent ni professionnels, ni musiciens amateurs. 

Ont-ils perdu leur temps ? Les collectivités ont-elles dépensé leur argent en vain ?

Certains pensent que l'apprentissage de la musique peut être un principe formateur propre à développer chez l'élève de précieuses facultés. 

Lesquelles ?

La communication de Claude-Henry Joubert tentera de répondre à cette question…

 

Mardi 27 mars

Par Monsieur B. Sasso, Professeur d’histoire et géographie

« André Gide et l’Algérie: Les débuts d’une passion (1894 – 1904)

De nombreux voyageurs (écrivains ou peintres parmi beaucoup d’autres visiteurs) parcourent l’Algérie à la fin du XIXème siècle. Peu, cependant, ont été autant subjugués par l’Algérie qu’André Gide. Une partie capitale de son œuvre en témoigne, qu’il s’agisse de son long poème Les Nourritures Terrestres, le récit L’Immoraliste (1902) et plus tard l’autobiographie Si le grain ne meurt (1926).

C’est une véritable odyssée sensuelle et littéraire que va connaître André Gide dans ses premiers voyages en Algérie, odyssée que son plus récent biographe, Frank Lestringant, a qualifié de « véritable révolution, un bouleversement qui le vit passer d’une morale protestante de l’ascèse à une morale dionysiaque de la plénitude ». C’est à décrire cette passionnante expérience algérienne du futur Prix Nobel de Littérature que s’attachera le conférencier.