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Le principe de résurgence présuppose l’existence
d’un trajet souterrain qui conduit vers un point d’émergence ;
la tension entre profondeur et surface, disparition et réapparition,
latence et manifestation, lui est coextensive. Ainsi ce concept pourra être
analysé au travers des permanences, des écarts et des métamorphoses
qui se font jour ou se dissimulent dans les différents objets d’investigation
du champ de l’anglistique.
De façon littérale le concept de résurgence
met en jeu une capacité d’enfouissement doublée d’un
pouvoir de surgissement. De façon plus métaphorique, il relève
de polarités qui sont mutuellement exclusives si on les considère
simultanément mais qui, successivement, se trouvent réconciliées.
La discontinuité dans l’espace dont témoigne ce phénomène
est inséparable d’une discontinuité temporelle car il
se présente comme un événement décalé qui
peut s’articuler autour des modalités de la perte et la restitution.
Il s’inscrit dans un territoire que l’on peut décliner sur
le mode du terroir, de la nation, du post-nationalisme ou de la dissémi-Nation.
Il conjugue les thèmes de la mémoire et de l’oubli, du
visible et de l’invisible, de la suppression et de la persistance ;
il est du ressort du tacite et du mi-dit, des accidents du langage comme des
accidents de parcours. Il pourra être envisagé également
de façon dialectique comme une occultation et une résurrection,
une survivance et une rupture, un retour et une renaissance.
En langue, ce qui disparaît peut toujours revenir : à la
faveur des variations dans le temps et l'espace, formes et contenus se réactivent
dans la parole. La langue voit ainsi ré-émerger des formes
anciennes ou des traits sémantiques inaperçus, recyclant ses structures
latentes (en syntaxe comme en phonétique), sources de possibles
enfouis dans une diachronie dynamique. Les méandres du discours
sont aussi le lieu propice de résurgences permanentes et sinueuses
: celles du préconstruit qui épouse les retours/annonces de
l’anaphore et de la cataphore ; celles de l’argumentation, appuyée
sur l’implicite et ses surgissements subtils ; celles de la construction
référentielle croisant les propriétés profondes
du lexique. C'est donc d'une certaine façon le rapport même
entre le système et son actualisation qui recourt au croisement
entre les potentialités dormantes de la langue et leur émergence/résurgence.
Ceux qu’intéressent l’histoire, la sociologie,
les sciences politiques, pourront se consacrer, par exemple, à la réécriture
ou à la reconstruction du passé, à son affleurement ou
son effacement, aux phénomènes de censure, de déni, d’exclusion
ou d’intériorisation, qu’ils soient collectifs ou individuels.
Les lieux de la culture seront interrogés dans leur capacité à poser
des questions identitaires, avec leurs prolongements idéologiques et
religieux souterrains ou manifestes. L’observation des phénomènes
de rémanence permettra l’interaction des domaines strictement
visuels avec les autres domaines du sensible et de l’intelligible. Il
sera également fructueux d’explorer les pratiques discursives
qui s’articulent autour de la reprise, du recyclage, de l’adaptation,
du transcodage et des formes de l’intertextualité ou de la citation.
La réécriture du canon pourra être envisagée
sous la forme d’une révision, à partir de relations d’imitation
ou de transformation, qu’elle soit satirique ou non-satirique. La réactualisation
de formes symboliques ou les manifestations de survivance s’inscrivent
dans le droit fil de cette problématique qui permettra finalement de
cartographier les diverses modalités du retour, que ce soit celui du
refoulé ou de la mémoire enfouie, celles de la conservation
et de la mutation des formes culturelles ou les occurrences multiples de la
répétition, de l’itération, et des transformations
qui affectent le champ linguistique.
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Formulaire
et droits d'inscription à renvoyer avant
le 1er mars 2008 à l'adresse suivante:
Département d'Anglais
Faculté des Lettres Langues et Sciences Humaines
10 rue de Tours
BP 46 527
45065 Orléans cedex 2
Liste
des participants et titre des communications à envoyer
par les présidents d'ateliers avant le 15
janvier 2008 à la même adresse
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