Newsletter 25 février 2010
La parole aux partenaires
Message de Claudie Haigneré, présidente de la Cité des sciences et de l’industrie
Claudie Haigneré, présidente de la Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris, était cette année la marraine de la troisième édition du colloque Université Entreprise : l’Innovation gagnante. Retenue à Paris par ses obligations professionnelles le jour du colloque, elle a néanmoins tenu à s'exprimer par vidéo interposée.

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L’innovation ?
L’Innovation gagnante en chiffres
200 participants
19 partenaires
13 stands
9 ateliers
4 animateurs
32 intervenants
7 hôtesses d'accueil
180 déjeuners
300 programmes
10 000 marques pages
200 sachets d’accueil
20 ficus, 9 cyclamens
Virginie GROUSSET
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Travaux pratiques
L’innovation en stands
Tandis que les salles du palais des congrès de Bourges bruissaient des ateliers et des débats qu'ils suscitaient, le hall présentait un ensemble de stands qui leur faisaient écho. On pouvait y retrouver la plupart des intervenants de la journée, universités, entreprises et structures relais. L'occasion de constater le grand nombre d'initiatives régionales en faveur de l'innovation.
Organisatrices de la journée en partenariat avec le MEDEF Centre, les universités d'Orléans et de Tours tenaient le haut du pavé. Et leurs stands de présenter offres de formation et centres de recherche, pôles d'excellence et centres de ressources, initiatives et outils. Exemples à Tours, avec l'appel à projets Staginno qui associe développement économique et insertion professionnelle, ou encore Rpro qui est un site de mise en relation professionnelle. Exemples à Orléans également avec l'espace stage emploi entreprise de l'université, ou SUReO innovation, structure de transfert de technologie et de valorisation de la recherche. Autre composante universitaire présente, l'école Hubert-Curien, sur ses terres à Bourges, dont les cursus Bac +5 développés en alternance forment un véritable laboratoire pédagogique.
Le monde de l'entreprise était représenté par GSM consulting et MBDA. Il y était question de carrière et d'emploi, de stages et de formules d'apprentissage, voire du Volontariat international en entreprise (VIE). Dans le domaine de l'emploi également, on pouvait constater les services de l'Apec (agence pour l'emploi des cadres) ou les initiatives de l'association Bernard-Gregory qui se pose en interface entre les doctorants et les entreprises.
Chemin faisant, nombre de structures relais se dévoilaient et, sans être exhaustif, on retiendra
l'ARITT Centre (agence régionale pour l'innovation) qui présentait son école de l'innovation développée dans le cadre du programme Berrinov. Une démarche originale visant à construire des relations de confiance et des partenariats durables entre les entreprises et huit des plus grands centres de technologie nationaux (CEA, CNRS, INRA...). Ou encore Orléans Val de Loire Technopole qui accompagne les projets innovants et soutient les créateurs d'entreprise.
Le panorama présenté par l’espace stands d'Innovation gagnante était à la fois dense et multiple. Trop sans doute pour tout absorber sur place et c'est peut être bien pourquoi chacun s'en est retourné plaquettes et dépliants sous le bras.
Marc-Antoine PERDEREAU
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Collaborations
Le GRAP, fruit du développement durable
En région Centre, la question du développement durable préoccupe aussi les entreprises ; elle est d' ailleurs la raison de la constitution en cluster de plusieurs entreprises berrichonnes. Véronique Baron, animatrice réseaux du cluster Groupe de Réflexion Avenir Planète (GRAP), revient sur le mûrissement du projet.
« Mise en grappe® »
« Le cluster GRAP, porté par la CCI depuis sa création en 2006, est aujourd'hui constitué de 17 entreprises multi-sectorielles de la région Centre,», explique Véronique Baron. « A son origine, on trouve APIA Group, une entreprise de Vierzon dont le PDG, Philippe Asselin, avait participé à une action collective sur le développement durable. Souhaitant partager son expérience avec d’autres entreprises de son bassin d’emploi, il avait organisé un symposium sur le thème du développement durable, réunissant ainsi 56 entreprises. »
L’entreprise APIA a ensuite fait appel à la C.C.I. du Cher afin d’explorer les pistes d’actions collectives qui permettraient, via une mise en réseau, d’élever le niveau de performance des entreprises souhaitant s’investir dans le développement durable.
La marque « Mise en Grappes » ®, déposée par la CCI du Cher, désigne la méthode d'animation caractéristique du cluster GRAP, qui a fait dernièrement une demande auprès de la CCI du Cher pour que celle-ci crée et porte une commission développement durable.
Les actions du GRAP
« On retrouve au sein du GRAP plusieurs groupes de travail, plus ou moins autonomes, dont l’objectif est de favoriser l’échange de bonnes pratiques entre entreprises », explique Véronique Baron.
Le groupe « Bilan Carbone » fait faire des diagnostics pour identifier les activités des entreprises dont les émissions de gaz à effets de serre sont trop importantes.
Le groupe « Bilan énergétique et thermique des bâtiments » étudie les sources de chaleur sortant des bâtiments pour améliorer l'isolation et faire baisser la consommation thermique des entreprises.
« La consultation des prestataires pour cette action est maintenant terminée ; le groupe de travail est entré dans une phase de bilan et une convention avec l’ADEME va être signée », signale Véronique Baron.
Le GRAP avait également initié, le 6 octobre, une manifestation sur les transports, sur le thème de l'éco-conduite. Le but en était, entre autres, d'inciter les entreprises à mettre en place des systèmes de transports plus respectueux de l'environnement.
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Sciences du sous-sol et énergies renouvelables
Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), dont le siège est situé à Orléans, a mis en place, dans le cadre du contrat projet Etat-Région (CPER), une plate-forme de recherche sur les échangeurs géothermiques enterrés, lesquels sont généralement raccordés à des pompes à chaleur géothermiques. Hervé Lesueur (chef de projet), expose les thématiques de recherche et les objectifs de la plate-forme.
Des recherches d’importance nationale
« Une plate-forme de recherche sur les échangeurs géothermiques était nécessaire en France », rappelle Hervé Lesueur. « Grâce au Contrat Projet Etat-Région 2007-2013, la plate-forme a pu voir le jour en Région Centre. »
A l'avenir, des échangeurs géothermiques devraient être étudiés un peu partout en s’appuyant sur les implantations du BRGM, présent dans chaque Région et dans les territoires d'outre-mer. En effet, les caractéristiques des sols étant très variables, il est nécessaire de proposer des solutions adaptées.
Les enjeux de la géothermie
« Largement adoptée par la Suisse et l'Allemagne, la géothermie sur échangeurs reste peu répandue en France », remarque Hervé Lesueur. « Elle convient bien aux bâtiments isolés, mais doit cependant s’adapter aux ensembles urbains. Elle dispose pour cela d’un atout appréciable : les installations enterrées ont une durée de vie pouvant atteindre 1 siècle. C’est maintenant aux projets d'urbanisme d’intégrer cette opportunité. »
« Pour convenir aux nouveaux bâtiments très économes en énergie, le BRGM contribue au développement d’échangeurs innovants ; enterrés à faible profondeur, ils sont facilement installés ou démantelés, ce qui améliore encore leur performance environnementale. »
« Cette géothermie s’inscrit dans la notion de mixité énergétique (par exemple, un échangeur géothermique couplé à des panneaux solaires thermiques pour le chauffage ou la production d’eau chaude sanitaire 24h/24h). C’est un des axes de coopération avec l’Institut National de l’Energie Solaire de Chambéry (INES). »
Les prochains objectifs de la plate-forme
- Décliner la plate-forme sur le campus de l’IUT d’Orléans, où vient de s’ouvrir le DUT Génie Thermique et Energie. Une partie des installations géothermiques seraient à l’usage des étudiants, l’autre, à l’usage des équipes de recherche (BRGM, Université, CNRS et autres)
- Continuer les recherches pour améliorer l’efficacité énergétique des dispositifs, par exemple pour diviser par 2 ou 3 la dépense énergétique de production de l’eau chaude sanitaire (ECS).
- Capitaliser les connaissances via un réseau couvrant l’ensemble du territoire afin de renseigner les professionnels et scientifiques de la filière.
- Diffuser les bonnes pratiques et susciter l’innovation au travers d’actions de formation et d’information.
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Regard sur...
Ouverture européenne pour la relation université-entreprise
L’Université d’Orléans a signé un accord cadre de coopération avec celle de Zagreb le 11 juillet 2007. Cet accord fait suite à une longue coopération entre nos deux universités dans le domaine de la biologie. Avec le fort soutien de l’Ambassade de France à Zagreb cet accord a permis la délocalisation du master TBI (Techniques Bio Industrielles) dont Daniel Hagège (Professeur en Physiologie végétale et correspondant aux affaires internationales pour la Faculté des Sciences d’Orléans) est le coordonnateur. Le Pr Ary Bruand, Vice-Président Relations Internationales de l’Université d’Orléans, et le Pr Daniel Hagège reviennent sur la genèse de cette délocalisation.
Un diplôme délocalisé
L’ouverture solennelle de ce master a eu lieu à Zagreb le 5 octobre 2009, en présence du Recteur de l’Université de Zagreb, de son Excellence l’Ambassadeur de France, du Pr Ary Bruand, Vice-Président Relations Internationales de l’Université d’Orléans, des Doyens de la Faculté de Nutrition et Biotechnologies de Zagreb et le conseiller culturel de l’ambassade de France, Denis Dobo-Schoenenberg.
« Le Master TBI est un diplôme délocalisé », explique Daniel Hagège. « Les étudiants ayant validé leur première année de Master à la faculté des Sciences ou à celle de Nutrition et Biotechnologie de Zagreb, sont sélectionnés sur dossier pour s’inscrire en master 2 TBI. Les cours de cette seconde année, dispensés en anglais par des enseignants croates et orléanais, se déroulent au premier semestre à Zagreb. Au cours du second semestre, tous les étudiants viennent à Orléans pour suivre pendant un mois les travaux pratiques de chimie analytique à l’Institut de Chimie organique et analytique (ICOA) et ceux de bio-ingénierie cellulaire et thérapie génique à la Faculté des Sciences et au Centre de Biophysique Moléculaire (CBM). »
Des relations universités-entreprises ouvertes sur l’Europe
« Les étudiants sont actuellement en stage depuis le 2 février, et ce jusqu’au 12 juin », précise Ary Bruand, « dans des entreprises de biotechnologie croates, ou françaises et ayant déjà le désir de s’implanter en Croatie. Celles-ci avaient préalablement été contactées par l’Ambassade de France à Zagreb. Les étudiants ont démarché eux-mêmes ces entreprises et ont été convoqués à des entretiens dès les premiers jours suivant leur arrivée. »
« Nous avons établi des partenariats avec des entreprises de divers secteurs, du traitement des déchets à l’industrie pharmaceutique, telles que Servier, Greensea ou Serasem », explique Daniel Hagège.
Une image d’excellence
« De telles relations ne peuvent exister sans que soient au préalable établies des relations d’amitié entre les parties, » soutient Daniel Hagège. « Cependant, pour les pérenniser, nous devons donner une image de marque de l’université la plus parfaite possible vis-à-vis des étudiants. »
« Ensuite, ce sera à eux, lorsqu’ils trouveront du travail en Croatie, de se faire les ambassadeurs des entreprises dans lesquelles ils étaient en stage. »
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Master TBI, première promotion : l’avis des étudiants
Dijana Vitko (2e à gauche) est l’une des 5 étudiants croates venus étudier à l’université d’Orléans. Elle nous fait part de ses impressions sur le master en Techniques Bio-industrielles (TBI).
Des débuts mouvementés
« J’étais en licence de Biotechnologies et Technologies de l’alimentation à l’université de Zagreb quand j’ai entendu parler du Master en techniques bio-industrielles pour la première fois», explique Dijana Vitko. « Au cours de mon année de Master 1 en Biotechnologie Moléculaire, nous avons obtenu davantage de détails sur le contenu des enseignements qui seraient dispensés dans le Master 2 TBI Orléans-Zagreb. »
Faire partie de la première promotion de ce master n’a pas toujours été facile : « Nous ne savions pas qui seraient nos enseignants, comment les cours allaient se dérouler… Mais nos professeurs, très disponibles, ont toujours essayé de nous aider. »
L’enseignement dispensé était également une nouveauté : « On nous a parlé davantage d’expériences et de techniques professionnelles que de théorie. Le module d’élaboration du projet professionnel nous a confrontés à des choses auxquelles nous ne pensions pas avant : définir un objectif professionnel et les moyens de l’atteindre, se présenter d’une façon adéquate dans le CV, dans les lettres de motivation et lors des entretiens. »
Une expérience à réitérer
Ces enseignements ont trouvé leur utilité rapidement : « Le lendemain de mon arrivée en France, j’étais convoquée pour un entretien par l’entreprise pharmaceutique Servier, où j’effectue actuellement mon stage», se souvient Dijana Vitko. « Ma mission est davantage orientée vers la chimie pure que vers la biochimie ou les biotechnologies, mais ce que j’apprends au niveau technique me sera utile pour mes emplois futurs. J’en profite également pour perfectionner mon français, les protocoles étant principalement rédigés dans cette langue. »
Quelques mots pour les étudiants intéressés ? « Nous étions peu nombreux dans cette première promotion du Master TBI, mais j’ai entendu dire que de nombreux étudiants de Zagreb souhaitaient faire leur Master à Orléans l’année prochaine », dit Dijana Vitko. « Personnellement, je ne regrette rien dans cette expérience, et comme les difficultés rencontrées au cours de cette première année auront été résolues, ce sera plus facile pour eux : je leur conseille donc vivement de se lancer ! »
Propos recueillis et traduits de l’anglais par Juliette MIJEON

Rédaction : Juliette Mijeon |