Le Chevalier
Jean-Charles de Borda, un mathématicien et un marin
(Texte
de Nicole Néron)
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Né à Dax le 4 mai 1733, Jean-Charles de Borda, issu d’une famille de bonne noblesse dont il est le dixième enfant, réussit d’excellentes études chez les Barnabites de Dax puis chez les Jésuites de La Flèche. Ses dons exceptionnels en mathématique et son insatiable curiosité intellectuelle attire l’attention de d’Alembert. En avril Officier aux Chevaux – légers en 1755, son “mémoire
sur le mouvement des projectiles
”, lu à l’Académie des Sciences en mai 1756 est jugé excellent et le 30
juin suivant, Borda est nommé adjoint-géomètre de cette compagnie.
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Nommé aide de camp du maréchal de Maillebois en 1757,
il fit campagne en Allemagne et continue ses travaux sur l’artillerie, la
balistique, la résistance des fluides. Il rédige à ce propos plusieurs mémoires. En 1762, il est nommé ingénieur à Brest. Reconnu
comme l’un des meilleurs géomètre de son temps, il entreprend des recherches
sur la construction des vaisseaux. Il publie en 1763 et en 1767 deux mémoires
sur la résistance des fluides et
en 1766 un mémoire sur l’écoulement des fluides par des ouvertures très
petites. En
1764 il effectue un séjour de deux mois en Angleterre pour perfectionner
son anglais et découvrir les machines anglaises. Toujours
passionné de
mathématiques pures, il suit de près l’évolution
de l’analyse et donne un mémoire très clair d’analyse en 1767 où il met
en évidence les principes injustement contestés du calcul des variations découvert
par Lagrange.
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| Le premier octobre 1767, il est nommé lieutenant de
vaisseau et de port et affecté à Brest. Il embarque en 1768 comme second de la
flûte de la Seine en partance pour la Martinique. Le 24 avril 1769 il devient membre ordinaire de l’Académie
de Marine qui siège alors à Brest. En 1771, Borda embarque sur la frégate La Flore, un
voyage a but scientifique : tester les chronomètres mis au point par Leroy et
Berthoud pour les calculs de longitude en mer. Après avoir accompli un tour
complet de l’Atlantique Nord, la frégate rentre au port de Brest le 8 octobre
1772. Non seulement l’efficacité des chronomètres à été prouvée mais les
cartes hydrographiques de certains secteurs ont été améliorées. |
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Borda profite de ce voyage pour mettre au point un
nouvel appareil destiné à mesurer la hauteur des astres, le fameux cercle à réflexion.
Le principe de cet appareil consiste dans la répétition des observations dont
les résultats placés bout à bout sur le contour d’un limbe circulaire, détruisent
les erreurs des divisions. C’est sur les mêmes principes que Borda fit
construire, pour les observations terrestres, ces cercles répétiteurs d’une
grande utilité dans la mesure de l’arc de méridien terrestre. En 1775, devenu un conseiller technique pour les
questions de construction, l’Académie de Marine lui confie ainsi qu’à
Duhamel du Monceau et à Bigot de Morogues, l’examen avant impression du
“traité sur la construction des vaisseaux” du capitaine de vaisseau Dumaitz
de Coimpy.
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Toujours en 1775, il reçoit le
commandement de la frégate
La Boussole, chargée d’une mission hydrographique et scientifique dans l’Atlantique
: améliorer les cartes maritimes et soumettre les chronomètres à de nouvelles
épreuves dans les parages des Canaries. En 1776 il expérimente lors de cette
campagne son cercle de réflexion. De plus il ramène de ce voyage une très
belle carte des Canaries et des côtes d’Afrique. Cette nouvelle campagne lui
vaut la Croix de Chevalier de Saint-Louis. En 1778, lors de la guerre de l’Indépendance américaine,
Borda est choisi comme chef d’état-major. Ses fonctions sont plus
administratives qu’opérationnelles. Le 13 mars 1779 il est promu capitaine de
vaisseau et reçoit en 1780 une pension de 1000 livres pour services rendus au
roi. En novembre 1782, alors qu’il commande une petite
division de 2 vaisseaux, 3 frégates et une corvette il est fait prisonnier,
conduit avec respect en Angleterre puis renvoyé en France sur parole. En 1783, il devient un conseiller important du ministre
le maréchal de Castries. Il se consacre surtout aux questions techniques et
fait partie de la commission chargée de l’étude du projet concernant le
futur port militaire de Cherbourg.
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En octobre 1784, il est nommé inspecteur des
constructions navales et Directeur de l’Ecole des ingénieurs. Il est avec
Fleurieu et Verdun de la Grenne l’un des concepteurs du conseil de Marine crée
en mars 1788 (mais supprimé ensuite par les autorités révolutionnaires). En 1784 il conçoit avec Lenoir le cercle répétiteur utilisé en triangulation, dès 1787 pour redéfinir la frontière franco-espagnole ou en 1788 pour raccorder la triangulation de Paris et de Greenwich.
Membre de la Commission des poids et mesures et nommé
par l’Assemblée nationale, il travaille avec Delambre et Méchain et propose
le mètre comme nom à la nouvelle unité de mesure de longueur. Il est un
partisan du système décimal et présente ses tables trigonométriques décimales
. Il doit cependant interrompre ses fonctions pendant la Terreur. Son
intervention en faveur de Lavoisier lui. Le 16 avril 1795 il devint membre du Bureau des
longitudes et en juin 1795 membre de l’Institut national. |
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Mais sa santé est éprouvée. Malgré la maladie il
remplit jusqu’au dernier moment ses fonctions de Directeur de l’école des
constructions navales. Ses grandes qualités lui ont permis d'avoir un rôle très important dans la commission des poids et mesures. Son cercle répétiteur permettait les mesures d'angles pour la mesure de la Méridienne. Il avait conçu les règles de platine et cuivre pour la mesure des bases, ainsi que les niveaux pour relever leur inclinaison. Il a assuré la mesure des longueurs du pendule battant la seconde. Il a aussi donné des méthodes de travail comme celle de la double pesée. Homme franc et austère, il s'est consacré à la Marine et aux sciences. il ne s'est pas marié. Borda et le système métrique conférence de Pierre Aubert http://www.metrodiff.org/histoire/borda.htm
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