Baudelocque
Jean-Louis
(Heilly Picardie 30 novembre
1745-Paris 1810)
Vous pouvez voir sa tombe dans le carré 45 section
2 du cimetière du Père-Lachaise à Paris.
Le Médecin
Ce Chirurgien fut le premier titulaire de la chaire d'obstétrique
à l'Ecole de Santé devenue la faculté de médecine
de Paris.
Il est l'auteur de nombreux traîtés dont:
-L'art des accouchements
en 1781
ou encore
-Principe sur l'art des accouchements,
par demandes et réponses, en faveur des élèves Sages-Femmes,
précédé de l'éloge de l'auteur par Monsieur Leroux
et d'une notice sur sa vie et ses ouvrages par monsieur Chaussier, édition
Méquignon l'aîné, 1812. Scannérisation du texte de
l'édition de Paris http://gallica.bnf.fr
Dans lequel on trouve les extraits suivants:
p344
Des préceptes généraux relatifs à
la manière d'opérer l'accouchement contre nature ou difficile.
Section 1.des préceptes relatifs à la manière
d'opérer.
D-Quelles sont les précautions qu'il faut observer
dans la pratique des accouchements contre-nature?
R-Parmi ces précautions, les unes regardent la
situation qu'on doit donner à la femme; les autres le temps d'opérer,
et la manière de le faire.
D-Qu'elle est la situation qu'on doit donner à
la femme?
R-La femme doit être couchée sur le dos,
et de manière que les fesses débordent un peu l'extrémité
du lit. Les jambes et les cuisses seront à demi pliées, les pieds
appuyés sur deux chaises, les genous pliés et tenus médiocrement
écartés par des aides disposés convenablement.La tête
et les épaules doivent être peu élevées; et d'autres
aides fixeront encore la femme de ce côté, si cela est nécessaire,
pour l'empêcher de se retirer vers le haut du lit quand on introduira
la main dans la matrice. On la couvrira d'un drap et même d'une couverture
si c'est en hiver, soit pour la défendre du froid, soit pour ne pas l'exposer
aux yeux des assistans et de l'opérateur même.......
D-Quel est le moment le plus favorable pour opérer
l'accouchement?
R-Le moment le plus favorable est celui où la
dilatation de l'orifice de la matrice est complète, et celui de l'écoulement
des eaux de l'amnios,[...] La matrice, après l'écoulement des
eaux, se contracte plus fortement, se resserre sur l'enfant, et l'embrasse si
étroitement, qu'il est extrêmement difficile, en quelques cas ,
d'y introduire la main, de retourner l'enfant et de l'en dégager.
D-Faut-il toujours attendre que la poche des eaux s'ouvre
d'elle même pour opérer l'accouchement?
R-Non, il y a des cas où les membranes sont si
dures, qu'elles ne peuvent se déchirer d'elles-mêmes, ou ne le
feroient que très-tard.On attend seulement que l'orifice de la matrice
soit bien dilaté....