
Professeur de zoologie au Muséum, il créa la ménagerie du Jardin des Plantes, ses travaux tendent à démontrer l'unité de composition organique des animaux, dans une perspective évolutionniste.Né en 1772 à Etampes d'un père avocat, Etienne Geoffroy Saint-Hilaire se destine à une carrière ecclésiastique. Etudiant au collège de Navarre, à Paris, il fait la connaissance du minéralogiste Haüy, de Lavoisier et de Berthollet et se prend bientôt de passion pour les sciences naturelles. La Révolution va lui donner l'occasion de s'y consacrer et il suit alors les cours donnés par Jussieu et Daubenton qui le fait désigner en mars 1793 démonstrateur au Jardin du roi. En juin de la même année, l'institution devient le Muséum National d'Histoire Naturelle et Geoffroy Saint-Hilaire est nommé professeur de zoologie à vingt-et-un ans. Il commence à constituer une animalerie qui va devenir la ménagerie du Jardin des Plantes. En 1795, il rencontre Georges Cuvier avec qui il sympathise. Ensemble les naturalistes rédigent plusieurs ouvrages dont Histoire naturelle des orangs-outans et sur les espèces d'éléphants (1795). En 1798, les deux hommes se voient proposer une participation à l'expédition en Egypte de Napoléon Bonaparte. Seul Geoffroy Saint-Hilaire accepte et malgré une campagne militaire désastreuse, il retourne en France en 1801 avec de nombreuses collections d'animaux et observations de poissons et de reptiles. En 1808, toujours dans le sillage de Napoléon, il part pour Lisbonne afin d'obtenir des spécimens d'animaux du Brésil. Deux ans plus tard, il est nommé à la chaire de zoologie de la Faculté des sciences de Paris. Geoffroy Saint-Hilaire poursuit ses travaux d'anatomie comparée et met en évidence des caractéristiques communes entre les squelettes de différents vertébrés. Pour lui, chaque grand groupe d'êtres vivants répond à un plan d'organisation unique modifié au cours des âges par l'environnement. Dans "Philosophie anatomique (1818-1822)" et "Histoire naturelle des mammifères (1819)", il énonce la loi des connexions (les organes conservent toujours les mêmes relations entre eux), de permanence (il ne se crée aucun organe nouveau) et du balancement (le développement d'un organe se fait au détriment d'un autre). Ses idées "évolutionnistes" proches de celles de Lamarck vont le mener à affronter le fixisme de Cuvier devant l'Académie des sciences. Pour étayer ses thèses, il effectue des expériences sur les embryons de poulet et se lance dans la tératologie, l'étude des anomalies du développement embryonnaire. Devenu aveugle en 1840, il s'éteint à Paris en 1844.