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A
Objectif du voyage :
Depuis un demi-siecle, l’Europe se passionnait pour déterminer la forme exacte de la planète. D’après Isaac NEWTON ( ), la terre devait être aplatie aux pôles, or d’après les mesures faites par les CASSINI, la terre ne pouvait être qu’allongée aux pôles ! L’Académie des sciences décide donc deux expéditions, l’une au pôle, l’autre à l’équateur dont la confrontation seule permettrait de se faire une idée de la forme et de la taille de la planète. Le choix du Pérou est guidé par des considérations géographiques, de commodité et politiques. C’est Monsieur de MAUREPAS qui réussit à aplanir toutes les difficultés. L’expédition sera néanmoins accompagnée de deux militaires espagnols Juan et Ullo.
A Description générale :
Chaîne de 43 triangles s’étendant sur
Détermination de deux bases, celle de Yarouqui située au nord-est de Quito et celle de Tarqui au sud
A Détermination
des bases :
Ø
Les instruments : de longues perches
en bois. Les savants avaient apporté de France une toise en fer poli que
Godin avait lui-même étalonnée sur la toise fixée
dans l’escalier du grand Châtelet à Paris.
Ø
L’emplacement : la plaine de
Yarouqui est recouverte d’une maigre végétation, de
prairies et d’arbustes. Il faut défricher, aplanir afin de
dégager les 6500 toises nécessaires (environ
Ø
La méthode : Emboîter
les perches les unes au bout des autres en vérifiant à chaque
fois l’horizontalité de l’ensemble. Les uns travaillent sur
le sol même, les autres ont mis en place un système de chevalets.
Les deux équipes vont à la rencontre l’une de
l’autre, puis continuent en se tournant le dos.
Ø
Les résultats : marge
d’erreur de
Ø Les instruments : identiques
Ø L’emplacement : La plaine de Tarqui présente plus de facilités que la précédente. La mesure en est terminée en janvier 1740.
Ø
La méthode : identique. Mais
à cette époque l’équipe s’étant
divisée,
Ø Les résultats : non rapportés.
A La triangulation :
Ø L’emplacement : l’arc mesuré va de Cochesqui, au nord de Quito, jusqu’à Tarqui, au sud de Cuenca, soit environ trois degrés de méridien. Certaines stations seront situées jusqu’à 4600m !
Ø La
méthode : Au départ, trois équipes (chacune
dirigée par l’un des académiciens) travaillant sur les
mêmes triangles mais séparément afin d’obtenir le
maximum d’exactitude sur le résultat final. Les trois angles de
chaque triangle sont mesurés, aucun des autres n’étant
déduit des autres et chaque angle mesuré au moins deux fois.
Puis, au début de l’année 1739, alors qu’ils en sont,
au bout de trois ans qu’à la moitié de leurs mesures le
groupe se scinde en deux. Godin d’un côté, Bouguer et
Ø Les
instruments : Chaque équipe possède ses propres
instruments. Ils feront d’ailleurs fabriquer d’autres quarts de
cercle lorsque le groupe sera divisé.
Ø Les
conditions : Extrêmement difficiles : altitude, maladies,
manque d’argent, graves différents à
l’intérieur du groupe, mauvaise volonté des indiens….
Ø Les
résultats : Décembre 1740, Bouguer et
A Epilogue :
Reste la réduction au niveau de la mer : C’est Bouguer qui part pour calculer l’altitude exacte du point choisi comme référence, le Carabourou
Reste le calcul de l’amplitude de l’arc :
détermination de deux latitudes, l’une au nord de l’arc,
l’autre au sud. Pour cela on observe la distance d’une
étoile au zénith. La différence des distances
observées, ou la somme si l’étoile est entre deux
zéniths, est la valeur de l’arc de méridien. Ces mesures
vont durer plus de trois ans. Ils utilisent des secteurs qu’il faut rendre
très stables. D’autre part, à cette époque,
l’aberration et la nutation n’étaient pas connues. Seule, la
précession leur était familière. Une façon de
pallier les erreurs est de faire des observations simultanées aux deux
extrémités de l’arc ! L’étoile choisie
par Bouguer et
Reste d’innombrables calculs : ceux-là prendront
plusieurs mois avant que Bouguer et
Résultat : Pour Bouguer, un degré de
méridien à l’équateur et ramené au niveau de
la mer mesure 56 746 toises (