
-artiste comme madame Vigée Lebrun
-femmes de lettres tenant salon comme mesdames, Condorcet, de la Pouplinière, de Ligneville, d'Epinay, ou encore Graffigny
-scientifiques comme madame Lavoisier ou la marquise du Chatelet
-mathématiciennes comme mesdames Agnesi et Germain
-connue en médecine comme madame Boivin
-connue en biologie comme madame Laurent
-astronome comme madame Reine Lepaute
-ou ardent défenseur des droits et féministe comme Olympe de Gouge
Ceci dit, tout ce qui vient d'être
dit ne concernait que la noblesse car les droits des femmes étaient pratiquement
inexistants pour les ouvrières et les paysannes. Elles n’avaient
pas de statut et ne quittaient leurs parents que pour se marier ou entrer au
couvent. Elles étaient totalement dépendantes de leurs époux
et il n’etait pas encore question de divorce. Elles n’avaient pas
de droit de propriété et aucun droit politique. Si elles pouvaient
participer parfois aux assemblées d’habitants, en pratique, elles
ne le faisaient pas.
L’enseignement était peu ouvert aux filles. Tout au plus leur était-il
permi de fréquenter les rares écoles communales ou encore les
cours dispensés par les religieuses des couvents, si leur aide aux travaux
ménagers n’etait pas nécessaire. Elles y apprennaient des
rudiments de lecture et d’écriture, mais surtout à remplir
leurs futurs rôles de mère et de ménagère et quels
étaient leurs devoirs.
Dans l’encyclopédie de Diderot
et d’Alembert, à l’article Femme,
rédigé par un médecin, il est à constater que l’homme,
dans les usages habituels, détennait les pouvoirs :
“ FEMME, (Droit nat.) en latin uxor, femelle de l’homme, considérée
en tant qu’elle lui est unie par les liens du mariage. [...]
Catherine Orione