Axe 1

Adaptation des stratégies marketing et industrielles aux évolutions environnementales

Axe 2

Gouvernance d’entreprise, nouvelles logiques et nouvelles instrumentations

Adaptation des Stratégies Marketing et Industrielles aux Evolutions Environnementales

La recherche de compétitivité dans un environnement concurrentiel intensifié par la mondialisation des économies oblige les entreprises à de nécessaires et permanentes adaptations de leurs stratégies marketing et industrielles.

Face à des consommateurs volatiles…
Les mutations des marchés et notamment l’élargissement de l’offre de produits substituables ont engendré une modification des comportements des consommateurs qui contraint les entreprises à une adaptation permanente de leurs outils marketing (par exemple en recourant à des méthodes de typologie floue ou en mobilisant le concept de « personnalité » de la marque).

Et face à la transformation des relations entre acteurs…
Les relations entre les acteurs au sein d’une même filière (externalisation, partenariat…) évoluent elles-mêmes fortement. Les technologies de l’information et de la communication (TIC) libèrent les individus des contraintes géographiques et rendent possible l’instantanéité des échanges immatériels entre acteurs. Dans le même temps, des réseaux fondés sur une forte proximité géographique ne cessent de prendre de l’ampleur. C’est pourquoi les logiques de régulation intra- et inter-organisationnelles demeurent plurielles, voire antagonistes.

Le défi de la qualité et la nécessité de la veille stratégique
L’ensemble de ces évolutions amène les entreprises à s’engager dans une démarche qualité devenue un facteur-clé de la compétitivité et le point sensible des relations interindustrielles et accroître leurs capacités de veille stratégique.

 

Gouvernance d’Entreprise, Nouvelles Logiques et Nouvelles Instrumentations

Dans cet environnement complexe et incertain, composé de partenaires aux intérêts multiples, le comportement adaptatif des organisations implique de repenser la gouvernance d’entreprise et l’instrumentation de gestion qui lui est associée.

Repenser la gouvernance d’entreprise…
La conception dominante de la gouvernance de l’entreprise est étroitement dépendante d’une théorie implicite ou explicite de l’organisation qui donne un poids privilégié à la relation actionnaire-dirigeant. Elargir l’analyse du comportement décisionnel et des mécanismes de gouvernance à un ensemble plus hétérogène et plus complexe de partenaires de l’entreprise et intégrer la notion de responsabilité sociale de l’entreprise exige la mobilisation d’autres courants de la théorie des organisations ancrés dans d’autres positionnements épistémologiques.

En interrogeant les principes au fondement de l’évolution des normes de communication financière…
La communication financière joue un rôle central dans la gouvernance d’entreprise. L’accélération du processus de normalisation comptable internationale (application en 2005 à l’ensemble des entreprises européennes faisant appel public à l’épargne pour la présentation de leurs états consolidés des normes élaborées par l’IASB (International Accounting Standards Board) en modifie profondément la nature. Repenser la gouvernance des entreprises exige de s’interroger sur les enjeux théoriques et pratiques de ce nouveau cadre conceptuel comptable.

Et en remettant en cause les outils de pilotage et de mesure de la création de valeur
Le concept de valeur partenariale s’oppose au concept de valeur actionnariale (mesurée notamment par l’EVA, Economic Value Added®), dominant dans le courant anglo-saxon. L’approche en termes de valeur partenariale suppose de reposer la problématique de la performance à l’égard des différents partenaires. Elle nécessite de substituer aux seuls indicateurs financiers des indicateurs de nature plus diversifiée. Les réflexions menées actuellement sur la mesure comptable s’inscrivent dans cette perspective.