Université d'Orléans

Actualités, brèves

La comète Ison enfin visible à l'œil nu

La comète ISON, photographiée par Damian Peach le 15 novembre 2013. Photo D. Peach.Baptisé un peu vite par les médias la «comète du siècle», ISON ne sera peut-être pas aussi spectaculaire que prévu.

La comète Ison (C/2012 S1) a été découverte le 21 septembre 2012 à l’aide d’un télescope de 40 cm de l’International Scientific Optical Network (ISON) en Russie. Elle est considérée comme "la comète du siècle" car il s'agit d'une comète rasante. Elle va passer très près du Soleil. C’est aussi la première comète issue directement du Nuage de Oort (une région du Système solaire située à près d’une année-lumière du Soleil) à passer si près de notre étoile.

Le 28 novembre prochain, ISON atteindra sa périhélie (son point le plus rapproché du Soleil), soit à peine 1.800.000 de kilomètres.

Le suspens reste entier

ISON risque de ne pas survivre à l’échauffement dû au passage près du Soleil. Elle pourrait même disparaître avant, comme ce fut le cas pour la comète C/2010 X1 (Elenin) qui s’était complètement désintégrée en 2011.

Mais si elle parvient à survivre jusqu’à son arrivée dans la couronne solaire et à ne pas se dissiper avant, elle pourrait alors offrir un beau spectacle aux lève-tôt de décembre.

Comme les grandes comètes rasant le Soleil, elle pourrait développer une belle longue queue étroite de quelques dizaines de degrés, pointant vers l’étoile polaire, à l’horizon est, en fin de nuit à la mi-décembre.

Côté observation

La comète est suivie de près par les astronomes français avec les radiotélescopes de la station de radioastronomie de Nançay de l’Observatoire de Paris, de l’Institut de Radioastronomie Millimétrique ou encore avec le télescope solaire Thémis aux Canaries.

En observant les raies radio à 18 cm de longueur d'onde du radical OH, il est possible d'estimer la quantité d'eau qui s'évapore des glaces de la comète. En effet, le radical OH est un produit de la destruction de la
molécule d'eau par le rayonnement du Soleil.

Jusqu'à la mi-octobre, l'activité de la comète ISON, encore éloignée du Soleil, était trop faible pour être détectée à Nançay. Mais fin octobre, les raies de OH ont été enfin détectées. Le 13 novembre, le signal a brusquement augmenté, révélant une production d'eau qui dépassera peu après plusieurs tonnes par seconde. Ce sursaut a également été observé par d'autres instruments en optique et en radio (en particulier avec les radiotélescopes de l'IRAM) et par tous les astronomes amateurs qui surveillent visuellement les variations de brillance de la comète.

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Retour du Village des sciences du BRGM

L'OSUC était présent au Village des sciences lors de la Fête de la science qui a eu lieu sur le site du BRGM les 12 et 13 octobre 2013. 

Stand OSUC - Fête de la science 2013 au BRGM

 Stand OSUC - Fête de la science 2013 au BRGM

Plus de 3000 personnes ont profité de ces portes ouvertes pour apprendre en s’amusant, à travers des animations pour petits et grands.

En savoir plus :
www.brgm.fr/content/fete-science-retour-sur-portes-ouvertes-brgm-orleans

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Le LPC2E participera à la mission Solar Probe Plus de la NASA

Le 10 juin 2013, le président du CNES a signé un accord avec la NASA, rendant ainsi officiel l'engagement de la France dans la future mission Solar Probe Plus. Ceci est une excellente nouvelle pour le LPC2E, qui participe activement à cette mission phare de la NASA.

Solar Probe Plus (SPP), dont le lancement est prévu en juillet 2018, sera le premier satellite artificiel à pénétrer dans une atmosphère stellaire: SPP s'approchera jusqu'à 10 rayons solaires du Soleil, dans une région-clé pour comprendre les processus de chauffage et d'accélération du vent solaire. D'énormes défis technologiques attendent cette mission ambitieuse en raison des températures extrêmes attendues.

Le LPC2E est le seul laboratoire non-Américain à fournir un instrument sur SPP: il s'agit d'un capteur magnétique AC de type "search-coil" pour la mesure des fluctuations du champ magnétique. Ce capteur sera intégré dans une suite instrumentale qui est sous la responsabilité de l'université de Berkeley. Ses mesures viendront compléter celles d'un autre capteur du LPC2E à bord du satellite Solar Orbiter de l'ESA. Ce dernier sera lancé un an avant, restera à plus grande distance du Soleil, mais sortira du plan de l'écliptique.

L'équipe projet du LPC2E participant à SPP : Clémence Agrapart, Thierry Dudok de Wit, Patrice Fergeau, Guillaume Jannet, Volodya Krasnoselskikh, Matthieu Kretzschmar, Philippe Martin, Jean-Louis Pinçon, Maria Timefeeva

Lien pour SPP.