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L' université médiévale
La tradition universitaire orléanaise est très ancienne. C'est
en 1235 que le pape Grégoire IX autorisa l'étude du droit romain
dans notre cité. Ainsi naquit, en 1306, une université dont l'existence
fut consacrée par cinq bulles du pape Clément V. La réputation
d'Orléans pour l'enseignement du droit dépassa
très vite nos frontières, au moins jusqu'au XVième siècle.
En 1793, un décret de la Convention nationale proclama la fermeture des
universités, y compris de celle d'Orléans.
La renaissance du site universitaire à Orléans
Cette renaissance fut l'oeuvre d'un maire d'Orléans, Roger Secretain,
élu en 1959, et du premier Recteur de la nouvelle Académie créée
en 1961, Gérald Antoine. Il s'agissait pour eux d'établir au sud
de Paris "le premier grand campus universitaire européen" selon
l'expression du Ministre de l'Education Nationale de l'époque, Pierre
Sudreau. Le premier acte fut l'acquisition de 400 hectares du Domaine de la
Source, coup d'envoi d'une grande opération lancée au début
des années 60 avec le campus universitaire, mais aussi la création
de la ville nouvelle de la Source, l'arrivée de plusieurs laboratoires
de recherche du CNRS et l'installation
du BRGM. En 1961, 155 étudiants étaient
inscrits en sciences pour la rentrée universitaire.
L'Université actuelle
Aujourd'hui, l'université se caractérise par sa pluridisciplinarité.
Elle compte quatre facultés, un institut
polytechnique (Polytech'Orléans) , quatre
instituts universitaires de technologie qui lient 15 000 étudiants,
dont 2 100 de nationalité étrangère. Le campus
boisé d'Orléans, une centaine d'hectares, est situé
à 100 km de Paris, dans la capitale de la Région Centre, au coeur
du Val de Loire, territoire inscrit au patrimoine de l'UNESCO et célèbre
pour ses châteaux.
L'université d'Orléans s'est également développée
sur d'autres sites de la région avec l'installation des centres
universitaires de Bourges, Chartres, Châteauroux/Issoudun.
Sa vocation internationale s'affirme
d'année en année. Sa capacité d'innovation se traduit par
le dynamisme de sa recherche et les transferts de
technologie vers les entreprises régionales, nationales et internationales.
Depuis 2004, l'université d'Orléans est entrée officiellement dans le
dispositif d'harmonisation européenne (LMD).