" Soutenance de l’Habilitation à Diriger des Recherches de Reynald BUR. | Université d'Orléans

Université d'Orléans

Soutenance de l’Habilitation à Diriger des Recherches de Reynald BUR.

08/09/2017 - 14:00 - 08/09/2017 - 17:00

URL: http://www.univ-orleans.fr/actus/soutenances

Nom du contact: Etudes Doctorales

Courriel du contact: etudes.doctorales@univ-orleans.fr

Lieu: ONERA Centre de Meudon

Discipline : Energétique

Résumé :

Le phénomène d’interaction onde de choc / couche limite apparaît dès lors que l’écoulement atteint le régime supersonique, ce qui est fréquemment le cas pour les applications aéronautique (avions de transport et de combat, missiles) et spatial (lanceurs, corps de rentrée). Ce phénomène est étudié dans un canal transsonique dans lequel l’interaction forte entre le choc droit (en lambda) et la couche limite turbulente provoque un décollement massif de l’écoulement. La position de l’onde de choc est soit quasi-stationnaire dans le canal, soit forcée par une came elliptique en rotation placée en aval de l’interaction. Des mesures optiques non intrusives ont permis de déterminer la nature tridimensionnelle du décollement ainsi que la réponse de l’interaction au forçage quasi-harmonique, en quantifiant l’évolution de la zone décollée et de la couche de cisaillement durant un cycle d’oscillation du choc. Ces écoulements sont alors contrôlés par des actionneurs passif, de type générateurs de tourbillon, et actif par aspiration localisée au niveau de la zone décollée. Les générateurs de tourbillon placés en amont de l’interaction sont efficaces pour réduire le décollement, grâce à une meilleure distribution de la quantité de mouvement dans la couche limite. Pour le cas de l’oscillation forcée, le contrôle par aspiration permet de réduire plus efficacement l’amplitude des oscillations du choc, avec des débits d’aspiration modérés. La dynamique de l’interaction est étudiée à la fois à partir de visualisations strioscopiques obtenues par une caméra à haute cadence, et par un calcul de stabilité globale puis par une analyse de la réceptivité de l’écoulement à un forçage externe. Le calcul montre que tous les modes sont stables et, donc, que l’écoulement est un amplificateur sélectif de bruit. L’interaction est définie par la coexistence de deux fréquences caractéristiques distinctes, le battement du choc à basse fréquence et la dynamique de la couche de cisaillement à plus haute fréquence, liée aux instabilités de Kelvin-Helmholtz.