" Soutenance de thèse de Alexandre BEAUDOIN. | Université d'Orléans

Université d'Orléans

Soutenance de thèse de Alexandre BEAUDOIN.

22/09/2017 - 15:00 - 22/09/2017 - 19:00

URL: http://www.univ-orleans.fr/actus/soutenances

Nom du contact: Etudes Doctorales

Courriel du contact: etudes.doctorales@univ-orleans.fr

Lieu: Institut des Sciences de la Terre d'Orléans (ISTO) - Amphi 018 - 1A rue de la Férollerie - campus CNRS Orléans

Titre: Signification des âges 40Ar/39Ar le long de détachements crustaux : exemples de l’île d’Ikaria (Cyclades, Grèce) et du massif du Tende (Corse alpine, France).

Discipline : Sciences de la Terre / Geodynamique

ECOLE DOCTORALE EMSTU

Résumé :

De nombreuses études ont montré l’impact de la déformation sur le système K-Ar, et donc les âges 40Ar/39Ar. Ces études se limitent souvent à une comparaison des âges obtenus dans des roches déformées et un protolithe indemne de déformation. La première partie de cette étude a inversement consisté à étudier la distribution de la déformation à différentes échelles et à décrire finement les gradients d’intensité de la déformation. L’étude a porté sur deux protolithes de nature granitique, associés à une différence d’âge entre le protolithe et l’âge des évènements tectonométamorphiques faible (< 1 Ma ; massif d’Ikaria) ou élevée (>240 Ma ; massif du Tende). Pour le premier cas, la déformation entraine une perte de 40Ar dans les clastes des phases potassiques, interprétée comme résultant de la réduction des tailles des domaines de diffusion qui n’est pas accentuée par une intensité de déformation croissante. Pour le second cas, l’héritage en 40Ar du protolithe se traduit par la circulation de fluides et de 40Ar externe au système via les structures se déformant activement, produisant parfois un vieillissement des âges grandissant dans la phengite des structures les plus localisantes, alors que sur d’autres coupes il est observé un rajeunissement plus logique. Pour les deux cas, l’interprétation des âges obtenus dans les phases néoformées pendant la déformation est ambiguë entre refroidissement, cristallisation et mélange, et nécessite un examen détaillé des données confrontées aux températures de fermeture possibles. Les interprétations indiquent pour le cas d’Ikaria une localisation de la déformation ductile en moins de 1-3 Ma le long d’un gradient de second ordre d’une dizaine de mètre d’épaisseur. La localisation de la déformation à l’échelle d’une zone de cisaillement se réalise plus rapidement dans le cas de l’exhumation post-orogénique d’un MCC (~7 Ma) que dans le cas de l’exhumation de matériel continental impliqué dans un prisme de subduction (~14-10 Ma).