" Soutenance de thèse de Aram BELHADJ. | Université d'Orléans

Université d'Orléans

Soutenance de thèse de Aram BELHADJ.

06/01/2014 - 14:00 - 06/01/2014 - 18:00

URL: http://www.univ-orleans.fr/actus/soutenances

Nom du contact: Ecole Doctorale Sciences de l'Homme et de la Société

Courriel du contact: edshs@univ-orleans.fr

Lieu: Salle des thèses - UFR Collegium d’ITP Droit, Economie, Gestion - rue de Blois - campus UNIVERSITÉ

Titre : L’intégration monétaire et les pays émergents : application au Maghreb.

Discipline : Sciences Economiques

Résumé :

Cette thèse s’intéresse à l’option de création d’une union monétaire entre les trois pays du Maghreb, à savoir l’Algérie, le Maroc et la Tunisie. Elle essaye de répondre aux interrogations suivantes : quelles sont les caractéristiques des régimes monétaires des pays du Maghreb et comment leurs choix sont-ils justifiés ? Les structures et les institutions de ces pays les rendent-ils éligibles à une union monétaire ? Quelles conséquences macroéconomiques ces pays pourront-ils supporter s’ils décident de créer cette union ? Existe-t-il des régimes monétaires alternatifs plus appropriés leurs facilitant in fine la transition vers l’étape ultime de l’intégration monétaire ?

Afin de répondre à ces questions, nous avons opté pour la présentation de quatre chapitres. Nous avons décrit dans un premier chapitre les fondements théoriques de l’intégration monétaire à travers l’étude de la théorie des Zones Monétaires Optimales (ZMO), ses développements, ses lacunes, ses prolongements et ses applications empiriques. Nous avons tenté dans un deuxième chapitre de spécifier les mécanismes structurels et institutionnels susceptibles de garantir la viabilité du processus d’intégration monétaire et de faire recours à quelques expériences historiques. Nous avons essayé dans un troisième chapitre de décrire les régimes monétaires pratiqués par les pays du Maghreb et d’expliquer l’origine de leur hétérogénéité avant d’expliciter les possibilités de création d’une ZMO en présence de cette hétérogénéité. Enfin, nous avons cherché dans un quatrième chapitre à évaluer  les conséquences de la création d’une union monétaire entre les trois pays. Nous avons aussi proposé les régimes monétaires envisageables qui leur permettent in fine une transition réussie vers cette union monétaire.

Nos principaux résultats montrent que la création d’une union monétaire -et son corollaire la mise en place d’une règle monétaire commune- n’est pas bénéfique, surtout pour l’Algérie du fait que la variabilité de l’inflation et de l’activité est beaucoup plus importante qu’au Maroc ou en Tunisie. D’autre part, il a été convenu que l’harmonisation des cibles d’inflation dans le cadre d’un taux de change quasi-flexible ou l’instauration simultanée d’une caisse d’émission pourraient être des régimes monétaires appropriés permettant à ces trois pays une transition réussie vers l’unification monétaire.