" Soutenance de thèse de Catherine GUILLAUME. | Université d'Orléans

Université d'Orléans

Soutenance de thèse de Catherine GUILLAUME.

16/11/2018 - 14:00 - 16/11/2018 - 18:00

URL: http://www.univ-orleans.fr/actus/soutenances

Nom du contact: Ecole Doctorale Sciences de l'Homme et de la Société

Courriel du contact: edshs@univ-orleans.fr

Lieu: Salle du Conseil - UFR Collegium Lettres, Langues et Sciences Humaines - Rue de Tours - campus UNIVERSITÉ

Titre : Devenir lecteur des référents culturels dans l'oeuvre du poète Européen Guillermo Carnero.

Discipline : Littérature espagnole

ECOLE DOCTORALE SCIENCES DE L'HOMME ET DE LA SOCIETE

Résumé :

Le poète européen Guillermo Carnero, dit  ‘novísimo’, publie ses premiers poèmes dans l’Espagne du franquisme tardif des années 70 du siècle dernier et se fait alors connaître du grand public par son œuvre phare Dibujo de la muerte. Auteur de dix livres, il poursuit l’élaboration de son œuvre spiralaire jusqu’au dernier recueil en date, Regiones devastadas, publié en 2017, tout en conduisant une carrière universitaire en tant que professeur de littérature à l’université d’Alicante. Souffrant d’une réception souvent figée par les figures de réception imposées de l’historiographie littéraire, la signifiance de cette œuvre, réputée difficile, ne fut que trop rarement mise en évidence malgré la parution d’essais européens. Or, le poète, lecteur et érudit cosmopolite amoureux des arts et des cultures exprime dans sa poésie une intime relation au monde grâce à une relation dialogique avec le référent culturel, qui y occupe une place centrale en tant qu’axe fondateur autour duquel s’articulent l’expression de l’émotion poétique et la réflexion sur la création. L’hybridité constitutive du tissage de l’insaisissable ordonné de cette œuvre poétique induit chez le lecteur une réception engagée et une itinérance au sein des univers culturels propres à l’auteur. Ainsi se met en œuvre la médiation humaniste entre le poète et son lecteur grâce à la prégnance du référent culturel mobilisé pour dire l’intime d’un douloureux rapport au monde. Cette médiation humaniste facteur de connaissance de soi est ici conduite hors de toute recherche d’intertextualité mais laisse place à l’écriture de l’émotion à l’œuvre, saisie dans l’instantanéité des ambivalences d’une insaisissable voix poématique.