" Soutenance de thèse de Dylan JOUGLARD. | Université d'Orléans

Université d'Orléans

Soutenance de thèse de Dylan JOUGLARD.

07/11/2018 - 14:30 - 07/11/2018 - 18:00

URL: http://www.univ-orleans.fr/actus/soutenances

Nom du contact: Etudes Doctorales

Courriel du contact: etudes.doctorales@univ-orleans.fr

Lieu: Auditorium de l’ICSM - Marcoule

Titre : Propriétés électriques de verres d’intérêt nucléaire.

Discipline : Sciences des matériaux

ECOLE DOCTORALE EMSTU

Résumé :

Le travail présenté dans cette thèse porte sur l’étude des mouvements de charges électriques ayant lieu au sein de verres borosilicatés sur lesquels est basé le procédé de vitrification en creuset froid. La description de ces phénomènes, à l’origine des propriétés électriques et diélectriques des matériaux, est nécessaire afin de maîtriser le fonctionnement du procédé.  Ces problématiques ont été abordées dans le cas de verres technologiques et simplifiés inactifs grâce à des caractérisations microstructurales et des mesures d’impédance électrique complexe. Un premier axe a permis de vérifier le caractère isolant à basse température recherché pour des verres complexes d’intérêt nucléaire et de confirmer les approximations appliquées dans le cadre de simulations thermohydrauliques du procédé. En effet, les résultats obtenus ont montré que les phénomènes capacitifs pouvaient être négligés devant les phénomènes résistifs dans les conditions de fonctionnement du procédé en termes de fréquence et de température. La présence d’hétérogénéités au sein de ces verres complexes a cependant mis en évidence un comportement particulier de leurs propriétés électriques.  Un second axe permettant une description plus détaillée des phénomènes mis en jeu a alors été développé grâce à la caractérisation de verres simplifiés à 5 oxydes (SiO2-B2O3-Na2O-CaO -MoO3 ou -RuO2). La formation de cristallisations incorporant du molybdène (CaMoO4 ou Na2MoO4) entraine une diminution de la conductivité électrique associée à la modification des chemins de conduction à l’état solide. Par ailleurs, l’ajout d’oxyde de ruthénium dans nos verres a permis de confirmer l’apparition d’un phénomène de percolation électrique au-delà d’un certain seuil ainsi qu’un phénomène d’hystérésis lors d’un cycle complet en température expliqué par des cinétiques de dissolution et reprécipitation du ruthénium différentes.