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Université d'Orléans

Soutenance de thèse de Guy DEMAREST.

14/11/2018 - 10:00 - 14/11/2018 - 13:00

URL: http://www.univ-orleans.fr/actus/soutenances

Nom du contact: Ecole Doctorale Sciences de l'Homme et de la Société

Courriel du contact: edshs@univ-orleans.fr

Lieu: Salle des thèses - UFR Collegium Droit, Economie, Gestion - rue de Blois - campus UNIVERSITÉ

Titre : Histoire comparée des politiques de déflation compétitive.

Discipline : Sciences Economiques  

ECOLE DOCTORALE SCIENCES DE L'HOMME ET DE LA SOCIETE

Résumé :

Les politiques économiques menées depuis les années 1990 dans les pays de la zone euro échouent à répondre à la question centrale de la crise, le manque d’emplois. Des politiques de déflation compétitive ont été imposées aux pays en difficulté, notamment à la Grèce après 2008. Pour analyser les aspects factuels et les enjeux théoriques de ces politiques, nous utilisons une démarche comparative qui croise l'histoire économique et la théorie économique. La politique menée au Royaume-Uni de 1920 à 1931 présente de nombreuses similitudes avec celle conduite en Grèce de 2008 à 2015 (chapitre 1). Les échecs des expériences de politique déflationniste menées dans l’Europe de l’entre-deux guerres ont conduit à une remise en cause théorique, dont J. M. Keynes a été le principal acteur, en montrant la nécessité de prendre en compte la demande globale dans la politique économique (chapitre 2). Les idées et les politiques keynésiennes, après avoir connu le succès durant les années 1950 et 1960, ont été abandonnées et rejetées théoriquement. Aussi, la politique de déflation compétitive a-t-elle été de nouveau mise en œuvre (chapitre 3). D’autres pays ont conduit des politiques différentes, qui présentent pourtant des fondements théoriques et des limites communs avec la déflation compétitive. Leurs résultats plaident à nouveau pour un soutien de la demande globale (chapitre 4). Néanmoins, une croissance accélérée ne répondrait pas au manque d’emploi, car il ne dépend pas mécaniquement de la croissance – ni aux défis écologiques. Intégrer les variations du volume global et de la durée moyenne du travail dans l’analyse rendrait les politiques économiques plus efficaces (chapitre 5).