URL: http://www.univ-orleans.fr/actus/soutenances
Nom du contact: Direction de la Recherche et Partenariat
Courriel du contact: etudes.doctorales@univ-orleans.fr
Lieu: Auditorium Charles Sadron - 3E avenue de la Recherche Scientifique - campus CNRS Orléans
Titre : Etude de l’explosion de mélanges diphasiques : hydrogène et poussières.
Discipline : Chimie-Cinétique Chimique Appliquée
Résumé :
Cette étude s’inscrit dans le cadre de la sûreté de l’installation ITER. En effet, des études d’accidentologie concernant cette installation ont permis de mettre à jour un risque d’explosion de mélanges à base d’hydrogène et de poussières. L’objectif de la thèse est d’acquérir les données fondamentales caractérisant l’explosion de ces mélanges diphasiques permettant ainsi d’évaluer les pressions générées par une éventuelle explosion des poussières qu’elle soit concomitante on non à celle de l’hydrogène. Les paramètres caractérisant l’explosivité de ces mélanges sont la pression maximale de combustion (P MAX ), l’indice de déflagration (K G ou K ST ), le temps de combustion (t C ), la vitesse fondamentale de flamme
(S L °) et la longueur de Markstein (L B ).
Pour se faire, une étude expérimentale, divisée en deux parties, a été réalisée en bombe sphérique. La première partie concerne l’étude des mélanges gazeux hydrogène - oxygène - azote. Ces expériences ont été accomplies pour deux températures et deux pressions initiales, pour différentes concentrations d’hydrogène et différents rapports N 2 /O 2 dans le mélange. La deuxième partie porte sur l’étude des mélanges diphasiques hydrogène - poussières - oxygène - azote. Ces expériences ont permis de mettre en exergue le fait qu’une explosion de poussières, sous certaines conditions, peut-être concomitante à une explosion d’hydrogène. Une modélisation cinétique a également été réalisée au cours de la thèse portant sur la simulation de vitesses de flamme à partir de trois mécanismes cinétiques chimiques détaillés de la littérature. Celle-ci a été réalisée via le code COSILAB et a permis l’évaluation de l’énergie d’activation globale des mélanges sur la base du modèle cinétique présentant le meilleur accord avec l’expérience. Les paramètres à l’équilibre ont été estimés via le code COSILAB.