" Soutenance de thèse de Quentin MARQUANT. | Université d'Orléans

Université d'Orléans

Soutenance de thèse de Quentin MARQUANT.

23/10/2018 - 14:00 - 23/10/2018 - 18:00

URL: http://www.univ-orleans.fr/actus/soutenances

Nom du contact: Etudes Doctorales

Courriel du contact: etudes.doctorales@univ-orleans.fr

Lieu: Auditorium Charles Sadron - 3E avenue de la Recherche Scientifique - campus CNRS Orléans

Titre : NLRP6, IL-9R et AhR : acteurs impliqués dans la régulation négative de la réponse immunitaire de type 2 au cours de l’asthme.

Discipline : Biologie des sciences du vivant et immunologie

ECOLE DOCTORALE SSBCV

Résumé :

L’asthme est une maladie inflammatoire chronique des voies respiratoires dont les symptômes sont la toux, une dyspnée et une hyperréactivité bronchique menant à des difficultés respiratoires. La physiopathologie de l’asthme, en réponse à un allergène ou un polluant, se caractérise le plus souvent par le développement d’une réponse immunitaire de type 2 définie par les ILC2 et les lymphocytes Th2. Ces cellules une fois activée vont produire des cytokines de type 2 telles que l’IL-4, l’IL-5 et l’IL-13 qui sont responsables des symptômes des patients asthmatiques. Au cours de ce travail de thèse, nous avons étudié le rôle de récepteurs, impliqués dans des processus immunologiques, dans l’asthme. Ceci, dans le but de mieux comprendre la physiopathologie de l’asthme et de définir de nouvelles stratégies thérapeutiques. Dans un premier temps, nous avons mis en évidence que NLRP6 inhibe la différenciation des lymphocytes Th2 in vitro, en réduisant l’expression du facteur de transcription GATA3. Nous avons également montré que NLRP6 via la sécrétion d’IL-18 permet de favoriser la réponse immunitaire de type 1 au dépend de celle de type 2 au cours de l’asthme allergique induit par l’allergène BPE (Birch pollen extract) et d’une infection par Nippostrogylus brasiliensis in vivo. Deuxièmement, nous avons montré que la voie de signalisation du récepteur à l’IL-9 dans les lymphocytes Treg Foxp3+ augmente leur capacité suppressive dans un modèle expérimental d’asthme allergique induit par HDM (House Dust Mite). Enfin, nous expliquons dans les résultats obtenus jusqu’à ce jour que le récepteur de la dioxine AhR semble inhiber le recrutement des lymphocytes Th2 et Th17 au cours de l’exacerbation de l’asthme allergique par les PaHs (Hydrocarbones Polycycliques Aromatiques) in vivo. Dans ces trois grands axes, il est donc apparu que NLRP6, IL-9R et AhR semblent être des acteurs de la régulation négative de la réponse immunitaire de type 2 au cours de l’asthme ou dans le processus d’exacerbation.