Université d'Orléans

Conférences du Mardi




Conférences du mardi                                                         

14h30   au CANOPE ( C.R.D.P. )

55, rue Notre Dame de Recouvrance à  Orléans  45000 

Ou  au Musée des Beaux Arts à Orléans 45000

Frais de participation : Gratuit : Adhérents et étudiants (U.T.L.O)    5€ : autres personnes

septembre  à décembre 2017


 Coordinateurs du groupe conférences:

Daniel. LOCKER & Jean.Pierre. NAVAILLES.

 

Mardi 3 octobre

Par Monsieur J.P. Navailles Professeur honoraire des universités (université Paris Sud)

« Exil, exode, asile, quelques exemples au XIXe siècle»

       À notre époque où la question des migrants semble d'une actualité inédite, il n'est pas inutile de se remémorer les mouvements transfrontaliers qui ont marqué un passé récent. On observe, par exemple, le rôle qu'a joué l'Angleterre, tout au long du XIXè siècle, dans l'accueil des dirigeants étrangers, princes, rois ou empereurs en exil. Notons que Londres offrait pareillement refuge à ceux-là même qui avaient chassé du pouvoir les souverains déchus.  Par un échange de bons procédés, les célébrités britanniques en délicatesse avec leurs créanciers, ou mises à l'index par la morale victorienne, cherchaient asile en France. Les victimes de persécutions et les réfugiés économiques d'alors prenaient le chemin d'un exode plus lointain qui les conduisait au-delà des océans. Les expatriés dits 'volontaires' faisaient eux aussi l'expérience du déracinement, mais cette conférence s'attachera à montrer la différence qu'il y a « entre fuir quelque chose et fuir vers quelque chose ».   

 

Mardi 10 Octobre au MUSEE DES BEAUX ARTS

Par Monsieur  C. Zorgbibe, Professeur émérite à la Sorbonne, ancien recteur

«Talleyrand, le diable diplomate»

Talleyrand, la personnalité controversée par excellence parce que l'une des rares à avoir conservé une existence véritable dans l'ombre de Napoléon.

1815 : au Congrès de Vienne... où il représente Louis XVIII !... il s'érige en « tribun de la plèbe internationale », en porte-parole des petites puissances.

N'a-t-il pas ainsi inventé la « diplomatie à la française » ?

 

Mardi 17 octobre

Par Monsieur B. Sommier  Riché de Beaumont, Président de Traghetto Italie à Tours, Professeur d’histoire et de civilisations italiennes

« Casanova et Italie »

Giacomo Casanova (1725-98) est un aventurier italien bien célèbre, tour à tour violoniste, écrivain, magicien, espion, diplomate puis bibliothécaire, mais qui revendique toujours sa qualité de Vénitien. Occasion d'aborder ici son lien avec l'Italie qu'il regretta tant depuis son exil en 1785 au château de Dux, en Bohême. Ses Mémoires nous livrent son évasion rocambolesque et unique de la Prison des Plombs de Venise, son espionnage pour des raisons qu'il abhorrait ainsi que ses aventures italiennes, avant de se faire expulser et de s'exiler

 

Mardi 7 novembre

Par Monsieur J. Gossé, Notaire honoraire

« Chemins et voyageurs du Moyen Âge »

Pendant cette très longue période appelée Moyen Âge, et spécialement pendant le Moyen Âge central et le Moyen Âge tardif, entre les XIème et XVème siècles, on se déplace beaucoup, même si pour la majorité des paysans attachés à leur masure ou à un lopin de terre, les déplacements sont très limités, sinon interdits.

Mais beaucoup voyagent et souvent fort loin ; les pèlerins vers Saint Jacques, Rome ou Jérusalem, les  étudiants et leurs grands professeurs comme Abélard, Robert de Sorbon ou Thomas d’Aquin, (dans cette Europe du savoir unie par le latin), les commerçants, les  souverains et leurs représentants, les hommes d’église, les hommes de guerre notamment au cours des huit croisades vers l’Orient, et aussi quelques aventuriers à la vie bien mouvementée.

Et ce malgré le mauvais état des chemins (qui ira cependant en s’améliorant), la rusticité des moyens de transport, les dangers de toutes sortes tant sur terre que sur mer que tous ces courageux n’hésitent pas à affronter. Je vous propose d’examiner cette période et de suivre quelques-uns de ces périples ou épisodes qui doivent nous laisser surpris et  admiratifs.

 

Mardi  14 novembre

Par G. Hocmard Agrégé d’anglais, Professeur honoraire de première supérieure

« Shakespeare poète et dramaturge»

Pourquoi Shakespeare connaît-il, et ce dès son temps, un succès aussi durable et universel ? C’est d’une part que le dramaturge est un immense poète et le poète un subtil dramaturge, avec pour résultat des œuvres, poèmes ou pièces, qui tranchent sur la production de l’époque. Mais surtout parce que les thèmes abordés sous un angle parfois très directement ancré dans une géographie de fantaisie ou dans une Histoire documentée sont intemporels et universels. La conférence se propose d’expliquer cet apparent paradoxe en replaçant l’œuvre dans le cadre de l’esthétique élisabéthaine et des contraintes théâtrales du temps tout en en montrant l’éternelle modernité.

 

Mardi 21 novembre

Par Madame  V. Carré Médecin Urgentiste CHR Orléans

 « Les urgences cardiaques »

Il arrive parfois que la vie nous joue de vilains tours, une belle journée s’annonce… puis soudainement, sans s'attendre à quoi que ce soit de mauvais, c'est le drame. Notre vie est fragile et ne tient souvent qu’à un fil. Heureusement un proche, un passant, un inconnu, ce fil salvateur saura comment pratiquer le premier secours.

« Histoire d’un geste qui sauve » vous invite à voyager dans le temps, depuis l’apparition de la réanimation d’urgence au XVIIIème siècle à nos jours, de façon clair et accessible à tout le monde. Et quelle satisfaction personnelle ! Car en même temps, en apprenant à sauver une vie, qui sait, un jour par un geste simple, on peut devenir un héros pour le rescapé et un citoyen responsable aux yeux de tous.

 

Mardi 28 novembre

Par Monsieur D. Locker Professeur honoraire des universités (université Orléans)

« Races et racisme »

 La plupart d'entre nous peuvent voir des différences chez les humains: la couleur de la peau, la couleur des yeux, ou encore l’aspect des cheveux. Nous avons malheureusement tendance à utiliser ces traits pour classer les gens. La répartition des êtres humains en races est un exercice futile pour des raisons déjà claires pour Darwin. Il n'y a aucune raison objective de fractionner ou de lier les êtres humains à n'importe quel niveau taxonomique inférieur (c'est-à-dire, sous-espèce, races, variétés). Nous allons essayer de comprendre la différence essentielle entre vision sociologique et vision biologique de la race.

 

Mardi 5 décembre

Par Monsieur Michel Talbot du développement culturel au Ministère de la culture et de l’inter ministérialité

« E. Degas peintre classique de la vie moderne »

Moins académique que classique dans sa conception du dessin et des thèmes traités Degas propose une vision singulièrement originale sur son époque. Ami de Manet et des impressionnistes, il se distingue par son caractère farouche et indépendant, mais surtout par la richesse de son œuvre graphique et picturale. Ce peintre "classique de la vie moderne" était également sculpteur, photographe et remarquable pastelliste. Sensible au modernisme de son époque (cafés, bars, maisons closes, lieux publics etc), Degas révolutionne l'art de composer un tableau. Certaines scènes de la vie quotidienne sont étonnamment proches des cadrages cinématographiques.                   Un très grand artiste à redécouvrir.                                                                                                                                          


Mardi 12 décembre

Par Monsieur M. Baconnet , Inspecteur Général des Lettres, Président de l'Académie d'Orléans

« Roger Toulouse 1918-1994, Peintre, sculpteur, poète. Une radiographie du XXème siècle du visible à l’invisible »

Nous allons commémorer l’année prochaine le centenaire de la naissance de Roger Toulouse (1918-1994). Il fut à la fois célèbre et méconnu.

Nous ferons une déambulation dans ses œuvres, comme lorsqu’on visite une exposition, pour voir comment l’œuvre de Roger Toulouse s’inscrit dans son siècle, non pas de façon documentaire ou anecdotique, mais en traduisant une volonté de rendre compte au plus profond de ce que lui inspirait le siècle dans lequel il vivait, pour dévoiler finalement ce qui apparaît comme une radiographie du XXè siècle, radiographie des visages et de l’être humain, des corps, des objets, des architectures et de la nature, et enfin radiographie du monde, jusqu’à la fin du monde. Elle nous permettra d’aller jusqu’aux lisières où se rencontrent le visible et l’invisible, pour reprendre une formule du philosophe Merleau-Ponty, pour tenter d’atteindre l’essentiel, et mieux voir ce qui est occulté, et finalement révélé par la peinture de Roger Toulouse. L’œuvre de Roger Toulouse est une perpétuelle hésitation entre la bête et l’homme, l’instinct et la raison, le vide et le plein, le mouvement et l’immobilité, la forme et l’évanescence de la forme, la vie, la mort, la vie… Une œuvre immense qui reste vivante. Sa diversité, sa cohérence, son éternelle actualité suscitent un intérêt qui ne faiblit pas.


 Mardi 19 décembre

Par Monsieur M. Bordry, Médecin gastro-entérologue

« Richard III, réhabilité après cinq siècles d’infamie»

C’est par la tragédie de Shakespeare que l’on connaît encore aujourd’hui Richard III d’Angleterre. Tué à la bataille de Bosworth en 1485, il a été enterré à Leicester. Sa sépulture a été perdue pendant des siècles. En 2012, à l’occasion de travaux de voirie, on a découvert un squelette dans les restes d’une église. Une équipe pluridisciplinaire au sein de l’Université de Leicester a commencé une véritable « enquête médico-légale » utilisant les moyens d’investigation les plus récents, étude des blessures osseuses, comparaison de l’ADN avec celui de descendants encore vivants… Cela  a permis d’affirmer qu’on avait bien retrouvé le squelette de Richard III


vous trouverez le contenu détaillé des conférences voir :   Descriptif des conférences