Université d'Orléans

L'hépatite D et E

 

09-02-2012

L’agent delta, mis en évidence en 1977 provoque l’hépatite D. C’est un virus incomplet, transmis par voie sanguine ou sexuelle (piqûre, transfusion, tatouage, piercing et contact sexuel non protégé) qui atteint sélectivement les porteurs du VHB. La présence du virus de l’hépatite B est en effet nécessaire pour que l’hépatite D puisse se développer. Il peut s’agir d’une co-infection (la personne s’infecte simultanément avec le virus B et le virus D) ou d’une surinfection (la personne est déjà porteuse du virus B et s’infecte avec le virus D, d’une manière tardive). L’incubation est de 45 à 180 jours. Cette forme d’hépatite touche de manière presque exclusive les toxicomanes. Dans 80 % des cas, l’hépatite D devient chronique et évolue rapidement vers la cirrhose. Les progrès concernant ce type d’hépatite sont actuellement peu nombreux, en raison de son très faible impact dans les pays développés. Il n’existe à l’heure actuelle aucun vaccin.

Le virus E, identifié en 1990 est responsable de l’hépatite E. Il se transmet par voie orofécale (contamination digestive, via des éléments souillés par des matières fécales contaminées) comme l’hépatite A. L’hépatite E est souvent aiguë et bénigne, sans forme chronique et surtout présente dans les pays en voie de développement. Les manifestations cliniques de l'hépatite E sont banales, peu différentes de celles des autres hépatites aiguës. Les formes sévères semblent cependant plus fréquentes que pour les hépatites A. En cas de grossesse ou d'immunodépression, les formes sévères avec décès par hépatite fulminante sont fréquentes (mortalité est importante chez les femmes enceintes où elle peut atteindre 20 %).

Source : http://www.inpes.sante.fr/10000/themes/hepatites/hepatite-DE.asp