Université d'Orléans

Aurore LASSAUCE

Soutenance : décembre 2011


Directeur : F. Lieutier

Co-directeur : C. Bouget

Titre : Développement d'une sylviculture à vocation énergétique et conservation de la biodiversité saproxylique


Résumé :

Pour répondre aux enjeux énergétiques et écologiques actuels, les pouvoirs publics prévoient 

une forte augmentation des prélèvements de bois à l'horizon 2020. Cependant, très peu 

d'études en milieu tempéré établissent clairement un lien entre les changements sylvicoles 

associés (récolte des rémanents, diminution des rotations) et la préservation de la 

biodiversité saproxylique.  

L’enjeu de cette thèse est d’améliorer les connaissances sur lesquelles fonder des outils de 

conservation pertinents et favorables à la biodiversité, en adoptant les coléoptères 

saproxyliques comme modèle biologique. 

Le volume de bois mort a souvent été retenu comme un indicateur de gestion durable des 

forêts. Au travers d'une méta-analyse, nous avons cherché à appréhender son importance et 

ses limites en tant qu’indicateur de biodiversité. Nous montrons que toute augmentation du 

volume de bois mort est favorable à la biodiversité mais que cette relation reste faible en 

forêt tempérée. 

Nous avons ensuite testé l'effet de la qualité de différents types de rémanents (essence, 

diamètre et stade de décomposition) sur la biodiversité afin d'identifier les principaux 

facteurs déterminant la composition des assemblages. Nos résultats montrent que les 

variables à l’échelle de la pièce de bois mort jouent un rôle important pour la biodiversité. 

Enfin, nous avons étudié la valeur écologique de zones abandonnées par la sylviculture 

(taillis-sous-futaie abandonnés depuis plus de 60 ans), et l'impact du raccourcissement ou de 

l'allongement de la durée de rotation en futaie régulière de chêne (160-300 ans). Nous 

avons ainsi montré que les zones vieillies hébergent une plus grande biodiversité et que la 

diminution des rotations sylvicoles pourrait avoir un impact négatif. Par conséquent, la 

préservation des zones vieillissantes permettrait de favoriser la conservation de la 

biodiversité saproxylique. 

Cette étude est la première du genre en milieu tempéré. Malgré les résultats obtenus, de 

multiples questions se posent encore et de nombreux facteurs sont encore à étudier.


Thèse complète : pdf