" Soutenance de l’Habilitation à Diriger des Recherches de Stéphane BINET. | Université d'Orléans

Université d'Orléans

Soutenance de l’Habilitation à Diriger des Recherches de Stéphane BINET.

21/02/2018 - 14:00 - 21/02/2018 - 18:00

URL: http://www.univ-orleans.fr/actus/soutenances

Nom du contact: Etudes Doctorales

Courriel du contact: etudes.doctorales@univ-orleans.fr

Lieu: Amphithéâtre OSUC - 1A rue de la Férollerie - 45071 ORLEANS cedex 2 - Campus CNRS d’Orléans

Discipline : Sciences de l'Univers

Résumé :

Aujourd’hui, la compréhension du fonctionnement de la zone critique et de ses réactions face aux changements environnementaux est un enjeu majeur pour l’homme qui y vit, en tire ses ressources et en subit les aléas. Dans cette zone l’eau, le principal agent de transport, est majoritairement stockée sous terre. Le milieu souterrain participe donc à la régulation du cycle de l’eau, jouant le rôle de tampon lors d’événements extrêmes. Indirectement, cette réserve régulatrice affecte les cycles du carbone et des contaminants. Elle participe au maintien des processus écologiques et à la préservation de la biodiversité. Sous terre, les discontinuités augmentent la surface de contact de l’interface surface/souterrain. Les milieux discontinus comme les aquifères karstiques, les tourbières et les milieux fracturés sont des systèmes où les mélanges d’eau sont exacerbés, faisant de ces lieux des hots spots en termes de régulation des flux d‘eau et de carbone vers les rivières. Quelles sont les facteurs qui contrôlent ces mélanges d’eau lors d’une crue? Évoluent-ils face aux changements environnementaux ? Ces questions nécessitent une approche couvrant plusieurs échelles temporelles, de la dynamique d’une crue (horaire) à celle des changements climatiques (décennie ou siècle). Ce travail est rendu possible grâce aux bases de données historiques des observatoires et/ou grâce à la mise en place de nouveaux indicateurs de l’évolution de cette réserve et de sa recharge. Pour étudier ces mélanges et les réactions à l’interface surface/souterrain, mon travail porte sur deux aspects, le développement de nouvelles méthodes d’estimation de l’âge de l’eau en utilisant des traceurs environnementaux et la mise au point d’outils de modélisation couplée hydro-chimique nécessaires à l’interprétation quantitative de ces données. Ce travail a pour objectif d’intégrer pleinement le rôle des eaux souterraines dans les cycles du carbone et des contaminants en contexte de changements climatiques, mais aussi d’un point de vue plus opérationnel d’améliorer nos méthodes d’estimation de la vulnérabilité, de protection de la ressource en eaux souterraines et d’adaptation face au changement climatique.