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Concours d'éloquence

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Tous les ans un concours d'éloquence est organisé en partenariat avec la Cour d'appel et le Barreau de Bourges


Concours d'éloquence organisé par la Cour d'Appel de Bourges, la Faculté Droit, Economie et Gestion, l'Antenne de Bourges de l'Université d'Orléans et les Barreaux de Bourges, Châteauroux et Nevers.

Mardi 28 mai 2019

5ème concours d'éloquence organisé par la Cour d'Appel de Bourges, la Faculté Droit, Economie et Gestion, l'Antenne de Bourges de l'Université d'Orléans et les Barreaux de Bourges, Châteauroux et Nevers.

Le cas pratique :

Septembre 2020, l’Ecole nationale supérieure d’art de Bourges a déménagé dans le quartier Lahitholle, abandonnant ses anciens locaux de la rue Edouard Branly à un promoteur immobilier. Une magnifique résidence, respectueuse du bâti ancien, a été pensée au bénéfice de propriétaires souhaitant demeurer en centre-ville. Cependant, ceux-ci sont particulièrement soucieux de se préserver de toute intrusion indésirée, particulièrement des cambriolages.

Afin d’être protégés efficacement, les propriétaires ont signé un contrat avec la société « Robosecu18 ». Cette dernière a mis en place un important dispositif de sécurité, mobilisant toutes les techniques innovantes. Si l’homme n’est pas parfaitement écarté de l’opération de surveillance, il reste désormais en retrait. En effet, deux agents de sécurité disposent d’un local placé dans la cour centrale. Ils peuvent surveiller les images reçues par les caméras installées à l’entrée et dans les parties centrales de la résidence. Cependant, de part et d’autre de la porte principale, sont postés deux « agents robots : QI et KO », dotés d’une intelligence artificielle créée par un génie de l’informatique, Louis Leggeroux, salarié de « Robosecu18 ».

Ces robots présentent une fonction principalement dissuasive, consistant à rappeler que la propriété est privée et qu’il est défendu d’y entrer. En revanche, ils sont en capacité d’interagir, si un danger plus important est pressenti, et d’envoyer un signal d’alarme aux agents humains (Paul et Jean) installés dans le local de sécurité. Louis Leggeroux a doté ses machines d’un apprentissage automatique (Deep learning). Désormais connectés à lnternet, les robots apprennent chaque jour quels sont les dangers potentiels. Ils savent désormais identifier les armes. QI développe une très grande vigilance, quant à KO il fait preuve d’une réactivité forte si un danger est pressenti par son collègue. Se déplaçant au centre de la porte, il dissuaderait le plus entreprenant des cambrioleurs.

Enchanté par cette belle complémentarité, Louis Leggeroux informe le syndic de copropriété et « Robosecu18 » de la possibilité de permettre à KO de neutraliser, par la force, un individu identifié, par QI, comme armé. Le projet est accepté par tous.

Le 8 janvier 2021, vers 20 heures, un autobus se gare sur le parking de la place Cujas. A son bord, sont installés des retraités habitants de la résidence Koratis. Ils doivent emprunter la rue Jacques Cœur afin de se rendre au théâtre et pour cela longent le bâtiment de la rue Branly.

Edmond Brave ne peut pas se déplacer sans sa canne, très ancienne. Il s’agit d’une canne-fusil, magnifique objet de collection des années 1900 qui, bien qu’ayant conservé sa gâchette, n’est plus en état de tirer. A bientôt 90 ans, il n’a rien perdu de son franc parlé. Avançant lentement, il s’arrête quelques instants devant la résidence et dit à son épouse : « Mathilde, regarde donc ces imbéciles qui ont peur de tout. Ce lieu d’art a été transformé en bunker du futur » puis, levant sa canne en direction de KO « boîte de ferraille, notre monde disparaîtra par ta faute ». QI est immédiatement alerté par le comportement suspect de cet humain qui brandit ce qui, selon lui, est une arme à feu du type fusil ou carabine. Il martèle « Monsieur, veuillez poser cette arme ou nous serons obligés d’intervenir ». Edmond Brave explose alors de rire puis s’avance vers QI, la canne en avant… « Mais il parle en plus ce Terminator de pacotille ». A ce moment précis, QI lance un signal d’alarme en direction du local de sécurité et de KO. Ce dernier se jette sur Monsieur Brave, l’immobilisant brutalement. Son épouse pousse alors des hurlements qui alertent deux étudiants, Marius et César qui, passant par là, tentent d’intervenir pour protéger Edmond. Les gardiens alertés arrivent en courant sur les lieux et, face à la situation confuse, repoussent le groupe.

Dans la bousculade, Edmond Brave décède d’une crise cardiaque.

Les services de police sont appelés sur les lieux et le Ministère public est saisi. Il décide d’intenter des poursuites pour homicide volontaire contre le syndicat de propriétaires, la société « Robosecu18 » et les deux agents Paul et Jean.