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Goûts-Thé-Culture - Club de lecture

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Le département de Lettres propose à tous les étudiants et enseignants de l’UFR LLSH et de l’Université d’Orléans d’échanger sur l’actualité culturelle, sur vos goûts littéraires et vos textes préférés.

Rendez-vous un mercredi sur deux de 18h à 19h dans la salle POLEN (273) pour des échanges culturels et gastronomiques !

Coorganisé par des étudiants et des enseignants du département de Lettres, Goûts-Thé-Culture prévoit à chaque séance un temps libre d’échanges (dernières lectures, films, pièces, expositions, concerts…) puis la présentation d’un ouvrage ou d’un spectacle par deux ou trois participants.

Vous êtes les bienvenus ! Vous pouvez nous contacter pour être intégré à la liste de diffusion.

Contact : clublectureorleans@gmail.com

Organisation : E. Duguay (L3 Lettres), B. Dalens, L. Veron et P.-A. Caltot (Département de Lettres)

 

 

 Séances passées de Goûts-Thé-Lecture :

  •     Mercredi 24 avril 2019 : adaptations cinématographiques de textes littéraires
  •     Mercredi 16 janvier : Réunion d'organisation et de préparation du club-lecture (fonctionnement, titre, etc).
  •     Mercredi 30 Janvier : Théâtre "De la vie à la scène"
Présentation par Amélie et Jérôme de Incendies de Wajdi Mouawad, Ludwig, Un roi sur le Lune de Frédéric Vossier et Cendrillon de Joël Pommerat.

Mouawad, Pommerat et Vossier se basent sur des faits historiques, sur des faits concrets pour réaliser une œuvre fictive, c’est pour cela que ces auteurs passent « De la vie à la scène ».

Résumé écrit par Jérôme :

Cendrillon de Joël Pommerat est une pièce que j’ai travaillée au lycée pour le BAC. C’est une pièce un peu particulière : en effet, le livre n’est que le résidu de la représentation, car l’auteur travaille avec une méthode qualifiée d’« écriture de plateau », c’est-à-dire que se sont les acteurs qui écrivent petit à petit la pièce à travers les différentes improvisation que le metteur en scène leur demande. Mais ce n’est pas pour autant que l’auteur/metteur en scène ne fournit aucun travail d’écriture de son côté. Pommerat apporte dans cette pièce toute une réflexion sur le temps, qui impacte chacun des personnages avec des problématiques différentes : la belle-mère qui cherche à tout prix à rajeunir, Cendrillon, la jeune fille, ressemble à une personne âgée ou encore la Fée, âgée de plusieurs centaines d’années et qui s’ennuie du temps qui passe. Pommerat a su s’inspirer des versions du conte des Frères Grimm et de Perrault pour écrire sa propre version du conte.

Ludwig, Un roi sur la lune n’est pas un livre comme les autres non plus, mais c’est avant tout une commande. Cette pièce prend plus de sens en connaissance du contexte d’écriture : cette œuvre a été commandée par une troupe d’acteurs handicapés à Frédéric Vossier. Ainsi, il dut s’adapter aux handicaps des acteurs dans l‘écriture de la pièce, avec des dialogues simples et pleins de poésie. Ludwig, Un roi sur la lune retrace l’histoire de Louis II de Bavière, un roi connu comme étant un peu lunaire, sûrement avec quelques problèmes psychologiques. Cependant, ici, l’auteur ne fait pas une description négative de ce roi mais invite le lecteur à le voir autrement : il pose le personnage dans sa relation face au monde. On assiste donc à une lecture un peu dure en apparence, mais remplie de douceur et d’innocence et de profondeur.

 

  • Mercredi 13 février. Science-fiction (Enzo et Christian)
 Livres présentés : L’Echiquier du mal, Dan Simmons (1989) ; Ubik, Philipp K. Dick ; La Machine à explorer le temps, H. G. Wells (1895)

 Oeuvres abordées lors du tour de table :  A l’est d’Eden, John Steinbeck (1952) ; Le Monde de Sophie, Jostein Gaarder (1991) ; Le Monde de Charlie, Stephen Chbosky (2012) ; Les Conquérants, André Malraux (1928) ; Fly to Canada, Ishmael Reed (1976) ; 06h41, Philippe Blondel (2013) ; Feu follet, Pierre Drieu La Rochelle (1931) ; Jours brûlants à Key West, Brigitte Kernel (2018) ; My Absolute Darling, Gabriel Tallent (2017) ; Des Vies possible, Charif Majdalani (2019) ; Auprès de moi toujours, Kazuo Ishiguro (2005) ; Alexandre Le Grand et les aigles de Rome, Javier Negrete (2017) ; « Spoted », Orléans ; Sermon sur la chute de Rome, Jérôme Ferrari (2012) ; Le porteur de cartable, Akli Tadjer (2002) ; La guerre des pauvres, Eric Vuillard (2018).

 

  • Mercredi 27 février. Littérature russe (Josué, Thomas, Mme Véron)

    Josué, Lolita de Nabokov (livre d'un auteur russe, mais écrit en américain!)
    Enjeux abordés : un livre à la réputation sulfureuse, qui peut mettre mal à l'aise le lecteur ou la lectrice. Quelle part faire à ce malaise? Que penser de la narration (justification esthétique ou non)?
    Thomas, La Dame de pique de Pouchkine.
    Enjeux abordés : la nouvelle fantastique : comment savoir si le narrateur est fiable ou non? Quel effet sur la lecture?
    Laélia Véron, Le Maître et Marguerite de Boulgakov.
    Enjeux abordés : le rapport de l'écrivain et du pouvoir (thème également abordé dans Le roman de monsieur de Molière du même auteur) ; le diable comme manifestation de la toute-puissance de l'écrivain (enjeu cathartique, atmosphère joyeuse et délirante) ; la satire ; le fantastique.

    Liste des livres, films et autres friandises culturelles évoqués lors du tour de table : salon du livre du 16 au 19 mars 2019 ; Chiche !, Christine Arnothy ; Les Mains libres, Paul Eluard ; Au plaisir des textes, Roland Barthes ; Les soldats de Salamine, Javier Cercas ; La tristesse du samouraï, Victor del Arbol ; Les travaux et les nuits et Textes d'Ombre, Alejandra Pizarnik ; Une calligraphie des ombres. Les manuscrits d'Alejandra Pizarnik, Mariana Di Cio ; "Les couilles sur la table" (podcast), Victoire Tuaillon, prod. Binge audio ; Camarade Papa, Gauz ; La petite communiste qui ne souriait jamais, Lola Laffont ; Ourika, Claire de Duras ; Mémoires de deux jeunes mariées, Balzac ; Madame de, Louise de Vilmorin ; Mise en scène de La nuit des rois par Thomas Ostermeier à la comédie française ; "Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu 2"; www.litteratureaudio.com, podcasts d'oeuvres lues par René Depasse ; "Yao", avec Omar Sy; Guerre et paix, Léon Tolstoï ; Mars, Fritz Zorn; Winter is coming et La littérature sans estomac, Pierre Jourde.

 

  • Mercredi 13 mars 2019 : littérature de voyage et fantasy

Tour de table. Livres proposés pour une lecture commune

  1. T. Morrison, Home(T. Morrison est une autrice contemporaine, qui parle notamment de la situation des Noirs-américains. Un beau livre poétique).
  2. Gracq, La Presqu’île (livre qui intrigue Thomas après avoir étudié deux fois un extrait en cours avec M. Barut)
  3. Stern, La Vie de Tristam Shandy (livre mythique et mystérieux ! Depuis le temps que vous en entendez parler en cours, pouruqoi ne pas le lire?)
  4. Pérec, La Vie mode d’emploi (un des livres les plus connus de Pérec)
  5. Dendoune, Un tocard sur le toit du monde (pas un classique, mais livre drôle et agréable à lire)
  6. Berrouka, Fées, weed et guillotine (livre de fantasy, fantaisie & roman noir réunis!)
  7. Healey, L’oubli(une enquête policière un peu particulière, puisque l’enquêteur a des problèmes de mémoire… mais l’enquête aura malgré tout lieu)
  8. Gary, La vie devant soi (livre qui a valu le prix Goncourt à Gary quand il écrivait sous le nom d’Ajar ; une histoire racontée par le jeune narrateur Momo, triste, drôle et tendre à la fois)

 

 Exposés :

1. Justine, La littérature de fantasy. C. Dabos, Le passe-miroir ; livre 1 : Les fiancés de l’hiver

Un écrit qui est un Steampunk. Un monde magique mais sans magiciens ; univers à la fois ancien et très contemporain, dans lequel on se reconnaît énormément. L’histoire d’Ophélie qui a un pouvoir : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Une héroïne qui est attachante parce que ce n’est pas une héroïne badass avec des super-pouvoirs, mais juste une jeune fille normale (voire maladroite) qui essaie de survivre.

Extrait, avec le personnage de Thorn

“-Pourquoi les gens d’ici vous détestent-ils?

Il y eut un éclair de surprise dans les yeux incisifs de Thorn. Il ne s’était sans doute pas préparé à une question aussi directe. Il se tut un long moment, les sourcils froncés à s’en fendre le front, avant de desserrer les dents.

-Parce que je ne respecte que les chiffres.”

 2. Cécile. Littérature fantasy. P. Bottero, La Quête d’Ewilan, Les Mondes d’Ewilan, Le Pacte des Marchombres

Trois livres, trois sous-tomes à chaque fois, par exemple dans La Quête d’Ewilan : D’un monde à l’autre ; Les Frontières de glace ; L’île du destin

Trois sagas, neuf livres (mais se lit vite!)

Monde médiéval, fantasy, mais sans magie. De la littérature de voyage, au sens de la littérature d’évasion.

Extrait: On suit l’héroïne, Camille. Quand la professeure de français essaie de faire lire un extrait de Prévert, “Le Cancre”

“Dès le premier vers, Camille fut happée par la magie de la poésie. Elle adorait lire, surtout avec autant de qualité et de coeur. Elle se prit à imaginer le cancre en butte aux moqueries des autres enfants, à la mesquinerie de l’enseignant et sa formidable réponse”.

 3. Antoine Daban. Littérature de voyage ; littérature & histoire

Une saga : Patrick O’Brian, Les Aubreyades. Une fuite en avant pendant 20 tomes!

C’est une série historique, on suit des personnages historiques réels (par exemple les personnages de la royal navy).

Note de l’auteur : “Les grands hommes peuvent se permettre quelque anachronisme (…) mais sans doute l’écrivain ordinaire doit-il se garder de prendre trop de libertés avec le passé. S’il le fait, il sacrifie à la fois à l’authenticité et la crédibilité bienveillante, et il peut être certain de recevoir des lettres de ceux qui sont plus attachés que lui à la précision”.

Aspect historique très prenant (cf se croire au XIXe siècle) mais dépasser l’aspect “limité” du roman historique. Entre le réaliste et le proustien. = Un monde qui se crée sous nos yeux.

 

  • Mardi 26 mars 2019 : littérature japonaise

 

1. Vote : quelle oeuvre choisissons-nous de lire ensemble ?

Oeuvres retenues : La Vie Mode d'emploi, Pérec et Tristam Shandy, Laurence Sterne (après un âpre débat!)

2/. Le Bateau-Usine de Kobayashi Takiji (Emma)

  Publié dans les années 1920 (1929), immédiatement censuré, et redécouvert récemment. C’est devenu un best-seller contemporain. Un exemple de littérature prolétarienne qui parle aux gens d’aujourd’hui : le livre a été beaucoup lu pendant les grands mouvements de 2008 contre les dérives du capitalisme.

  Le livre a été censuré parce que la pseudo grande cause pour laquelle on mobilise les paysans, les ouvriers, l’Empire, la Nation n’est pas une grande cause. L’idée qu’au contraire l’Empire, l’Empereur, le capitalisme sont des ennemis communs. Déplacer l’ennemi qui ne doit plus être les Russes, les Chinois, mais le capitalisme.

  Pourquoi le livre peut parler aujourd’hui ? = Parce que ça parle de gens qui sont dans la misère, qui ont des difficultés à vivre // rapport avec la bulle financière au Japon.

  Analyse de l’écriture japonaise : comment imiter le mouvement de la mer ? Quel rythme ? = Beaucoup de jeux sur les onomatopées (textures, par exemple). / Une façon d’écrire très visuelle. // La description de l’Assommoir de Zola.

  Problèmes de traduction : sur 10 livres français, 9 sont traduits en japonais/ mais sur 10 livres japonais, 1 livre est traduit en français. Des rapports néo-coloniaux : Asie/ Occident.

3. Shayô/ Soleil couchant, Dazai Osamu (Aline Henninger)

  Un auteur reconnu (mis à l’agrégation) même si tout n’est pas traduit.

  A partir des années 1920 : la montée du militarisme et un régime fasciste/ fascisant. Une histoire racontée par trois points de vue, avec un mélange d’écrit et d’oral. Le héros/ sa sœur/ son frère : mise en scène des façons de parler des personnages, mise en abyme entre écrit et oral. Un livre sur la déchéance, notamment la déchéance sociale. Comment on peut déchoir, comment on peut sombrer dans cette époque.

 

  • Mercredi 24 avril 2019 : littérature et cinéma

 

1. Livres évoqués pendant le tour de table
  • +  Pierre-Alain Caltot : A l’est d’Eden, J. Steinbeck (roman)
  • ++  Scarlett : Marx et la poupée, Myriam Madjidi (roman)
  • +  Cécile : « Nerve » (cinéma)
  • +  Antonin Besson : Requiem, Anna Akhmatova (poésie)
  • +  Justine : « Riverdale » (série)
  • +  Benoît Barut : Retour à Reims, Didier Eribon (essai)
  • -  Gabriele Ribémont : Guide du voyageur galactique, Douglas Adams (roman)
  • +  G. Ribémont : Bruges-la-morte, Georges Rodenbach (roman)
  • + Antoine : Lord of chaos, Didrik Soderlind & Michael Moynihan (roman) ; adaptation cinématographique “Lord of chaos” ++
  • +  Robin : Rêves de Bunker Hill, John Fante (roman)
  • ++  Laélia Veron : Rue des pâquerettes, Mehdi Charef (roman)
  • +  L. Véron : Se défendre, Elsa Dorlin (essai)
  • +  Bahia Dalens : On ne naît pas soumise, on le devient, Manon Garcia (essai)
  • +  B. Dalens : Le village de l’allemand, Boualem Sansal (roman)
  • +  Aline Henninger : Folle à lier, Martin Winckler ; pour commencer cet auteur : Le chœur des femmes ++
  • +   Laetitia Olgart : « Dirty Rodeo » (musique)
2. Présentation par Bahia Dallens
  • Le Roi et l’Oiseau : écrit à quatre mains par Paul Grimault et Jacques Prévert, ce film d’animation est le premier à avoir été produit en France, et il a inspire jusqu’aux créateurs du studio Ghibli. Inspiré librement d’un conte d’Andersen (« La Bergère et le Ramoneur »), ce film allie poésie visuelle, réflexion profonde sur la liberté et la tyrannie, et humour décapant. C’est aussi un film à apprécier plusieurs fois, pour découvrir à chaque nouveau visionnage une référence, un clin d’œil, une interprétation supplémentaire.