Université d'Orléans

RÉMÉLICE


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Résolument ouverte à l'étranger, l'unité de recherche, RÉMÉLICE (RÉCEPTIONS ET MÉDIATIONS DE LITTÉRATURES ET DE CULTURES ÉTRANGÈRES ET COMPARÉES), se propose, au-delà du cloisonnement disciplinaire, national ou linguistique, d'étudier les différentes formes de transferts culturels qui existent : traduction, liens entre diverses formes d'art, différences interculturelles de politiques éducatives etc. Elle s'interroge également sur toutes les questions connexes qui concernent les rapports à l'Autre, les héritages culturels, les choix de culture/langue/société en considérant également leurs passages à l'étranger.

 

Par sa nature-même, Rémélice est amenée à se construire par le biais de réseaux internationaux de chercheurs et donne donc une place majeure au dialogue avec l'étranger, que ce soit sur le plan de la recherche (des chercheurs étrangers, nombreux sont d'ores et déjà prêts à s'associer à l'équipe), mais aussi sur le plan institutionnel (échanges, ERASMUS, projets inter-universités de divers ordres). Engagé dans une meilleure compréhension de la complexité du monde contemporain à l'heure de la mondialisation, ce laboratoire interroge les diversités interculturelles comme vecteur principal et médiateur de la compréhension des humanités et des sociétés dans leurs diverses transmissions ou passages.

 

En se fondant sur les cultures des sociétés européennes (France, Espagne, Allemagne, Irlande, Italie, Portugal) et sur d'autres aires culturelles (Etats-Unis, Amérique du Sud, Asie - Japon et Chine), l'équipe projette d'orienter son champ de recherches dans certaines directions :

 

 

1. Les cultures et les littératures en dialogue

2. L'herméneutique de la traduction

3. L'élaboration de concepts et d'outils pour penser les transferts interculturels

4. L'interculturalité et la transmission éducative

5. Le fait culturel et la citoyenneté.

 

Deux projets transversaux sont engagés pour la période 2012/2015:  l'un porte sur l'interculturalité des péritextes ou paratextes d'auteurs, de critiques et de traducteurs. Et, l'autre interroge les transmissions des cultures à l'université.

 

Réception des cultures et littératures étrangères et comparées

Cet axe de recherche, dirigé par la professeure Françoise Morcillo, concerne l’étude de ce que l’on appelle tour à tour les préfaces, les prologues, les avant-propos, tous ces textes introductoires écrits par l’auteur lui-même ou par quelqu’un d’autre qui visent à influencer la lecture du texte qu’ils accompagnent.

Les préfaces sont, tout d’abord, des textes littéraires. L’écrivain argentin Borges rêvait d’un livre fait des préfaces à d’autres livres qui n’existeraient pas. À quoi bon écrire des centaines de pages, se demande-t-il, si on peut résumer un livre en quelques feuillets ? L’écrivain espagnol Pedro Antonio de Alarcón écrivit celle qui est peut-être la préface la plus courte de l’histoire de la littérature : « Felipe alluma sa pipe et dit : », fin de citation et fin de la préface.

Or, parfois, le préfacier ne fait pas le pari de la brièveté. L’introduction de Sartre aux œuvres de Genet s’étend sur tout un volume. Diamela Eltit, romancière chilienne, écrit une préface qui occupe la moitié de son roman. Une premier défi auquel le premier axe de recherche se voit confronté est de mieux saisir la forme et le sens de ce genre littéraire polymorphe qu’est la préface. Car il y a des auteurs qui écrivent toujours des préfaces et d’autres qui n’en écrivent jamais ; des préfaces de quelques phrases et d’autres qui font des dizaines, voire des centaines de pages ; des préfaces en vers et en prose, lyriques ou académiques…

Si les préfaces sont parfois le lieu d’une lutte d’egos – entre celui de l’auteur et celui du préfacier –, elles mettent aussi en lumière la rencontre, voire le conflit, entre les cultures et c’est à ce titre qu’elles intéressent en premier chef RÉMELICE. Le préfacier, qu’il soit l’auteur du texte ou non, écrit en principe sa préface pour orienter la lecture du texte, pour éviter des malentendus ou déjouer des pièges d’interprétation. Dès lors, quand un texte franchit une frontière pour être édité à l’étranger, la préface devient un instrument privilégié pour essayer d’adapter l’oeuvre aux attentes de son nouveau public.

Transmission des cultures et des civilisations étrangères

-  La problématique du projet peut être formulée ainsi : quel est l’impact de nos recherches dans les domaines LLCE et interculturels sur l’enseignement supérieur ?  Cette question peut ensuite être déclinée de multiples façons : p.ex. dans l’enseignement des littératures étrangères, quels textes privilégie-t-on, quel aspect du processus littéraire est mis en avant, comment justifie-t-on le choix du document littéraire par rapport à d’autres documents culturels ? Sur quels fondements théoriques ces choix reposent-ils ?

- Il sera question du transfert culturel en matière de transmission éducative à l'université. Pour ce faire, une réflexion sera menée sur les anthologies, les méthodes et les cursus universitaires en vigueur afin d'interroger une éthique de transmission éducative.

- Ce projet se veut résolument comparatif : il inclut différentes langues et cultures (anglais, allemand, espagnol, japonais) et voudrait se faire en collaboration avec des universités partenaires dans d’autres pays européens (nos partenaires ERASMUS) et non européens (Etats-Unis, Japon).

- On questionnera également la transmission des cultures savantes à l'université et la possibilité d'élaborer des anthologies   des cultures populaires (et notamment les cultures rock et pop britanniques et américaines) destinées à l’enseignement universitaire en France.

Colloque international: La traduction, médiation et médiatisation des cultures

Colloque international traduction

Lors de ce colloque international, notre propos ne sera pas exclusivement de traiter des possibilités de traduire ou non mais d’étudier les échanges au-delà des langues, et d’adopter le postulat suivant : « La traduction est une médiation entre les cultures ». Eu égard à la Traduction des oeuvres au cours des temps, il sera question d’envisager celle-ci comme une réception de l’oeuvre étrangère opérant son passage à une culture d’accueil.

Nous interrogerons donc la traduction dans une perspective réceptrice, accordant une attention particulière aux travaux d’auteurs traducteurs.

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