Résidence IA et Humanité

Séminaire organisé par Magali Desbazeille (Université d'Orléans) le 16/03/2026.

Attention : de 14h à 15h30

Résumé :

L’artiste Magali Dezbazeille mène à l’Université d’Orléans la résidence En 2050, quand j’avais 20 ans…, explorant nos imaginaires du numérique et de l’IA.
La voix du LIFO et du Département Informatique sur ce sujet comptent !

L'université d’Orléans reçoit régulièrement des résidences artistiques sur une thématique différente à chaque opus.
Cette année l'artiste Magali Dezbazeille a remporté l'appel à projet "Art et intelligence artificielle : une symbiose en quête d’humanité ?" avec son projet de résidence "En 2050 quand j’avais 20 ans….". Dans ce cadre, elle nous amène à interroger nos projections passées, actuelles, et à venir quant à la société et son rapport à l'IA. L'oeuvre collective s'articule autour du recueil de propos textuels et de voix enregistrées répondant à ce questionnement.

Le propos est le suivant (extrait du projet déposé):
"Ce projet de recherche-création intitulé En 2050, quand j’avais 20 ans… interroge les imaginaires du numérique pour leurs dimensions à la fois sociétale et intime, politique et poétique, scientifique et imaginaire.
Que croyait-on qu’il allait advenir en l’an 2000 ? Qu’attendons-nous en 2025 ? Qu’espérons-nous pour 2050 ? Comment regarderons-nous 2025 dans quelques décennies ? Et en 2050, à quels modèles de société rêverons-nous ? Quelles craintes ou quels futurs désirables sont récurrents ?
Comment internet va évoluer si 90% du contenu est généré par des IA ? Comment et pourquoi notre rapport à la vérité est-il bouleversé ? Au-delà de la fascination ou de la crainte, quels imaginaires nous traversent ? Quel merveilleux continue de nous habiter ? À quels modèles de société, les IA nous permettent-elles de rêver ?
« On dit de notre monde qu’il est désenchanté. Et si les créatures merveilleuses qui peuplaient jadis nos forêts et nos imaginaires s’étaient simplement déplacées dans notre environnement numérique ? » (La persistance du merveilleux, Nicolas Nova, éd Premier Parallèle, 2024.)

En 2050, quand j’avais 20 ans… sera une rétro-fiction mettant en perspective l’histoire de ces imaginaires et leur devenir. La collecte de phrases et de voix lors des ateliers-rencontres gagnera en sens et en poésie aux fils des années. Les notions d’erreur et d’obsolescence des imaginaires seront inhérentes au processus, interrogeant ainsi les notions de progrès et d’innovation.
« Les imaginaires ne sont pas une simple dimension ou la valeur ajoutée d’une innovation, mais leur « déclencheur et carburant » (Jean-François Lucas, Quelle stratégie nationale pour l’IA, revue AOC, 2025)"