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Soutenance de thèse de Julia ERBRECH

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Heure 09h00 - 12h00
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Lien https://www.univ-orleans.fr/fr/univ/recherche/agenda-actualites

La conversion des peuplements réguliers vers une sylviculture mélangée à couvert continu (SMCC) repose en partie sur le développement d’une régénération naturelle sous couvert. Chez le chêne sessile (Quercus petraea (Matt.) Liebl.), la lumière constitue un facteur déterminant, mais les interventions sur le couvert modifient simultanément le microclimat, la végétation du sous-bois et les interactions avec les herbivores. Cette thèse visait à comprendre comment ces facteurs agissent conjointement sur le développement en hauteur du chêne sessile dans un contexte de conversion vers une structure irrégulière. À partir d’une revue de la littérature et de deux dispositifs expérimentaux (OPTMix et Renouv), la pertinence de la notion de trouée pour caractériser l’environnement des plants et semis naturels a d’abord été évaluée. Les analyses ont ensuite porté sur la croissance en hauteur, l’abroutissement et les descentes de cime en fonction des conditions abiotiques (lumière, température, …) et interactions biotiques (végétation, pression d’herbivorie, …). Les résultats montrent que la trouée constitue un levier sylvicole pertinent, mais que ses caractéristiques (taille, forme, …) ne suffisent pas à décrire les conditions rencontrées par la régénération. Une augmentation de la lumière est globalement associée à une meilleure croissance en hauteur, mais ses bénéfices peuvent être atténués en conditions de sécheresse et de températures élevées. La végétation présente des effets contrastés : son recouvrement est associé à une augmentation de la croissance, mais aussi de la probabilité de descente de cime, et peut modifier l’exposition à l’abroutissement. L’effet de ce dernier sur la croissance dépend également du contexte et des capacités de compensation des semis. Enfin, ces processus s’expriment à différentes échelles spatiales, du voisinage immédiat (0.03m²) pour les descentes de cime à celle de la trouée pour l’abroutissement, avec une échelle intermédiaire (1m²) pour la croissance. Le développement de la régénération du chêne sessile ne peut donc être réduit à un facteur unique ni à une configuration de trouée universelle. En SMCC, ces résultats invitent à raisonner les interventions à partir des conditions créées par l’ouverture du couvert et de leur évolution dans le temps, dans une perspective de gestion adaptative et dépendante du contexte.