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Les laboratoires

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De nombreux laboratoires travaillent aujourd'hui avec ou sur l'IA.
 

Commençons par les laboratoires qui historiquement se sont penchés sur les aspects fondamentaux de l’IA, et en premier lieu les laboratoires d’informatique (Laboratoire d’Informatique Fondamentale d’Orléans - LIFO) et de mathématiques (Institut Denis Poisson - IDP). Actuellement de nombreux travaux portent dans ces unités sur la conception et la compréhension des systèmes d’intelligence artificielle, notamment autour des réseaux de neurones profonds ou Deep Learning.

 

Exemples de travaux :

  • conception de fonctions d’optimisation
  • mise en œuvre et étude dans le cadre de la classification automatique sous contraintes
  • aider le système à produire des groupes d’objets respectant des demandes de l’utilisateur, ce qui est à relier avec le principe de l’« humain dans la boucle »
  • compréhension du fonctionnement des réseaux
  • ...

L'IA comme objet transverse

Aujourd'hui, le terme "IA" fédère ou traverse de nombreuses disciplines.

Ainsi le laboratoire PRISME, notamment à travers son département IRAUS (Images, Robotique, Automatique et Signal), utilise de longue date l’apprentissage automatique pour le traitement du signal (image, son, …), mais l’essor du Deep Learning a révolutionné cet usage : il permet d'extraire directement les descripteurs utiles à partir du signal observé. Cet usage transversal de l’IA conduit à en faire un domaine d’étude à part entière (par exemple en termes de fiabilité, de frugalité, d’explicabilité, ...)
 

Au sein des différents axes de ce même laboratoire et de nombreux autres (tel le Laboratoire de Mécanique Gabriel Lamé - LAMé) le Deep Learning est désormais utilisé dans le cadre de simulations, à la place ou en hybridation de méthodes numériques traditionnelles. Les chimistes de l’Institut de Chimie Organique et Analytique (ICOA) sont également des utilisateurs-experts d’outils d’IA ; ils développent depuis plusieurs années des réseaux de neurones dédiés à la chimie organique.
 

Parmi d’autres domaines scientifiques, l’IA est utilisée par les économistes (Laboratoire d’Économie d’Orléans - LEO) pour de l’étude de risque financier (projet MLEforRisk) ou de la détection automatique de fraude. Les linguistes (Laboratoire Ligérien de Linguistique - LLL) lancent également de nombreuses études utilisant le Deep Learning, par exemple dans l’étude de langues rares (CREAM Project, Deep Typo).

Nous aurions encore pu citer nombre de laboratoires, depuis le domaine médical jusqu’aux langues étrangères en passant par la géographie et les sciences de la Terre, qui utilisent ou observent l’intelligence artificielle, montrant combien le domaine est à la fois une science, une technologie et un objet d’étude.
Tout cela sans même parler du rôle grandissant de l’intelligence artificielle générative dans l’aide à la synthèse bibliographique, à la traduction, à la rédaction de protocoles, de rapports scientifiques…