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Biographie de J-L Sourioux

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Ancien doyen de la faculté

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Sourrioux nouvelle

Né le 10 novembre 1937, fils d’un notaire de la Creuse, Jean-Louis Sourioux obtient une Licence en droit Privé à l’université de Paris en 1959, avant un DES de Droit privé en 1960 et un DES en Sciences criminelles en 1961. Son doctorat soutenu en 1965, avec pour sujet Recherches sur le rôle de la formule notariale en droit positif, lui vaut le Prix Goullencourt 1965 (décerné au meilleur étudiant en doctorat de la Faculté de droit de Paris). Agrégé des Facultés de droit, en droit privé, en 1965, Jean-Louis Sourioux est nommé Professeur de droit civil à la Faculté de droit de Beyrouth en 1966. Il restera très attaché à cette Faculté qui l'invitera régulièrement. Professeur de droit civil à l’université d’Orléans de 1969 à 1978, il y crée et dirige le DEA de linguistique juridique. Il y assume de nombreuses responsabilités administratives : membre du Conseil transitoire, puis du Conseil de gestion de la faculté et membre de l’Assemblée constitutive et du Conseil de l’Université de 1970 à 1976, c’est lui qui prend à sa charge la rédaction des statuts de l’université. Les travaux de l’assemblée constituante sont menés par une commission restreinte composée principalement de juristes, dont « le gros du travail a été effectué par M. Sourioux auquel le Doyen (Bretton) tient à rendre hommage. Le système qui a été choisi s’inspire beaucoup plus de l’esprit de la Confédération que de celui de la Fédération » (conseil transitoire de la faculté du samedi 27 juin 1970). Jean-Louis Sourioux préside le département droit en 1970-1971, juste avant d’exercer les fonctions de doyen de la faculté de droit de mars 1971 à avril 1973. Fort de l’appui précieux du Préfet de région et du secrétaire général de la mairie d’Orléans, Serge Bodart, il lance la construction « en dur » de la Faculté de droit après trop d’années dans les préfabriqués qui s’achèvent en 1975 avec l’inauguration du bâtiment par Jean-Pierre Soisson. Après une césure liée à ses fonctions de conseiller technique au Secrétariat d’État aux affaires étrangères chargé de la Coopération en 1973-1974 (il fut alors amené à s’occuper des questions intéressant l’enseignement dans les Etats d’Afrique francophone au sud du Sahara et de l’Océan indien), Jean-Louis Sourioux revient à la faculté de droit d’Orléans pour fonder et diriger l’Institut d’Etudes Judiciaires d’Orléans jusqu’en 1976. Il y préside également la section de droit privé. Vice-Chancelier des Universités de Paris de 1976 à 1978, il est alors nommé Professeur de droit civil à l’Université de Paris II. Membre de la Commission de terminologie juridique au Ministère de la justice, Jean-Louis Sourioux a publié de nombreux ouvrages, œuvre qui lui a valu le Prix Dupin aîné 1989 de l’Académie des Sciences Morales et Politiques, parmi lesquels (en collaboration avec le linguiste Pierre Lerat), Le langage du droit (PUF, 1995), L’analyse de texte (Dalloz, 1980, 5e éd. 2005)et le Dictionnaire juridique, Terminologie du contrat (PUF, 1994). L’ouvrage Par le Droit, au-delà du Droit, publié en 2011 chez LexisNexis, rassemble ses articles majeurs. Le professeur Sourioux a le goût des mots du droit, « tout part des mots » qui ont leur vie, elle mérite d’être étudiée pour elle même. Les concepts essentiels « de droit » et « sur le droit » forment l’esprit juridique.

Jean-Louis Sourioux a dirigé plusieurs thèses consacrées à La procréation médicalement assistée, au Principe d’égalité et le droit civil des contrats, au Principe de droit privé, et à L’acte de tolérance en droit civil : contribution à l’étude des actes dans le droit des biens et à la théorie de la volonté modératrice de droit. Il a défini la notion de « croyance légitime » en 1982, reprise par la Cour de cassation. Riche de nombreuses amitiés parmi ses plus jeunes collègues orléanais, il a publié avec Aline Cheynet de Beaupré et le doyen Joël Monéger, Robert-Joseph Pothier d’hier à aujourd’hui (Economica, 2001) et a rédigé en 2011 l’avant-dire de l’ouvrage de Nathalie Dion De la médiation aux éditions Mare & Martin, dans la collection « Libre Droit ».